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Subvention salariale: Peter Mackay et Erin O’Toole s’opposent à leur parti

Le candidat à la chefferie du PCC Peter Mackay
Photo d'archives, AGENCE QMI Le candidat à la chefferie du PCC Peter Mackay

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Les deux principaux candidats dans la course à la direction du Parti conservateur du Canada (PCC) se sont opposés à leur formation politique qui reçoit des subventions salariales du fédéral dans le cadre de mesure d’urgence concernant la COVID-19.

Peter Mackay et Erin O’Toole ont dénoncé en fin de semaine que les partis politiques, dont le PCC, voient Ottawa payer temporairement une partie du salaire de leurs employés, afin d’éviter des mises à pied en raison de la pandémie.

«Je demande au gouvernement de changer la loi pour que les partis politiques ne puissent pas en profiter», a dit Erin O’Toole sur Twitter, samedi.

«Les partis politiques ne devraient pas avoir droit à la subvention salariale et la loi de Justin Trudeau ne devrait pas le permettre», a précisé de son côté M. Mackay sur Twitter, dimanche.

«Notre parti a mis fin aux subventions directes aux partis politiques par les contribuables en supprimant la subvention par vote, a-t-il ajouté. Nous ne pouvons pas nous opposer à ces subventions par les contribuables et ensuite soutenir les subventions aux partis politiques.»

Presque tous les partis politiques fédéraux ont recours à la subvention salariale pour payer leurs employés ou ont l’intention de se servir de ce programme déployé dans la foulée de la pandémie de COVID-19.

Le Parti libéral du Canada, le PCC, le Nouveau Parti démocratique et le Parti vert ont tous fait une demande pour obtenir la subvention salariale. Celles du PLC et du PCC ont déjà été approuvées.

Le PCC a mentionné vendredi qu’aucun employé n’a été licencié depuis le début de la crise du coronavirus

«Comme notre personnel est composé de jeunes et d'employés avec de grandes familles qui dépendent tous de notre organisation, nous voulons faire tout notre possible pour maintenir des opérations régulières et continuer à éviter les licenciements», a déclaré le porte-parole du parti, Cory Hann.

Il a ajouté que le PCC doit notamment éponger des dépenses supplémentaires en raison du matériel technologique qu'il a dû fournir à son personnel placé en télétravail.

Seul le Bloc québécois n'a pas l’intention d’avoir recours à la subvention salariale, selon ce qu'a signalé un représentant de la formation politique à l’Agence QMI, vendredi.

Le programme de subvention salariale vise à couvrir 75 % des salaires d’employés d’organisations durement touchées par la crise de la COVID-19, jusqu’à concurrence de 847 $ par semaine par travailleur.

De son côté, la PCU équivaut à 2000 $ par mois versés aux Canadiens qui ne peuvent travailler en raison de la pandémie.