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Cri à l’aide des maisons de soins palliatifs

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Les maisons de soins palliatifs du Québec lancent un cri du coeur à la population afin de pouvoir continuer d’offrir leurs services aux personnes en fin de vie.

«Les trente-cinq maisons de soins palliatifs au Québec, actuellement, on a un manque à gagner qui avoisine les 30 millions de dollars», a expliqué Marie-Julie Tschiember, directrice de la maison René-Verrier de Drummondville.

En raison de la pandémie de la COVID-19, ces établissements ne peuvent pas tenir les activités de financement qui leur permettent d’aller chercher les fonds nécessaires à leur opération.

«On estime, à l’Alliance des maisons de soins palliatifs, qu’il y a environ un gros tiers de nos maisons qui vont être très rapidement à court de liquidités pour passer à travers les prochains mois pour payer, ne serait-ce que leur personnel infirmier, leur personnel soignant», s’inquiète-t-elle.

La Maison René Verrier a un budget annuel de 1,35 million $. Elle reçoit du ministère de la Santé un montant de 780 000 $, ce qui lui laisse donc la somme de 550 000 $ à aller trouver dans la générosité du public.

«Évidemment, on s’est tourné vers nos gens du ministère envers qui on a pleinement confiance et on sait qu’on va être entendu. On a très bon espoir. On a de très bonnes relations, mais les gens de nos populations doivent aussi continuer d’être là pour nous», a soutenu Mme Tschiember.

Toutes les maisons de soins palliatifs ont des craintes financières et de sécurité. Par exemple, malgré toutes les précautions, la maison de soins palliatifs de Vaudreuil-Soulanges, à Husdon, a dû suspendre ses activités en raison de l'éclosion de cas de COVID-19 au début du mois de mai.

Deux malades, neuf employés et un médecin ont obtenu des résultats positifs. On ne sait pas quand les activités vont reprendre.

Solution idéale

Heureusement, à la maison de soins palliatifs René-Verrier de Drummondville, aucun cas n'est signalé. Les familles de patients s'en réjouissent, car elles ne voudraient pas se retrouver ailleurs.

Pour Réjean Letendre et son épouse Ginette Courchesne, le scénario est idéal. On ne voulait absolument pas que l'homme de 83 ans, atteint d'un cancer au poumon, se retrouve à l'hôpital étant donné la pandémie.

«On ne pouvait pas aller les voir, il aurait été tout seul», a raconté Mme Courchesne.

Toutefois, les visites sont seulement permises de 10 à 16 heures chaque jour.

«Il y a des personnes qui voudraient être là, mais qui ne sont pas autorisées. On autorise vraiment juste la famille immédiate», a expliqué Ariane Banville, une infirmière de l'endroit.

Incapable de rester à la maison vu l'ampleur de sa maladie, M. Letendre s'estime chanceux de résider dans une maison de soins palliatifs.

«J'ai été réellement chanceux d'avoir une place comme ça», a convenu l'octogénaire.

Chaque année, plus de 140 patients avec un pronostic de vie de moins de deux mois sont accueillis à Drummondville. Pandémie oblige, les six médecins et la trentaine d'employés doivent respecter des règles strictes pour que le coronavirus ne franchisse pas les portes de l'établissement et des 10 chambres.

«C'est le paradis, de venir ici. Pour quelqu'un qui est malade, en fin de vie, je trouve que c'est la solution idéale», estime Ginette Courchesne.

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