/finance
Navigation

Cheminot: un métier centenaire toujours en quête de reconnaissance

workers of the railway in overalls
Photo Adobe Stock

Coup d'oeil sur cet article

Même s’ils sont assujettis à la loi R-20 depuis 2017, les cheminots tentent encore de faire reconnaître leur savoir-faire centenaire auprès des autres métiers.  

• À lire aussi: Des travailleurs à rabais de l’Ouest sur un chantier du CP  

« La situation du Québec est particulière parce que l’on a une réglementation qu’il n’y a pas ailleurs au Canada ou aux États-Unis. Le Tribunal administratif du travail (TAT) va se prononcer là-dessus », résume Pier-Luc Bilodeau, professeur agrégé au département des relations industrielles de l’Université Laval.  

Depuis trois ans, les cheminots ont beau être soumis à la Loi sur les relations de travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d’œuvre dans l’industrie de la construction, appelée la Loi R-20... leur statut reste flou.  

Ces dernières années, d’autres métiers de la construction, comme les monteurs-assembleurs et les mécaniciens industriels, ont revendiqué le droit d’exercer leurs tâches sur les chantiers ferroviaires du Québec.  

Grosses batailles  

Au point où des conflits de compétence ont gagné les gros chantiers, comme celui de la Société de transport de Montréal (STM) et même celui du Réseau express métropolitain (REM).  

« Il y a eu des batailles devant les tribunaux. La situation actuelle est en pause en attendant le verdict », analyse aussi Luc Faucher, professeur titulaire de la Chaire de recherche industrielle dans les collèges en exploitation et maintenance ferroviaire au Cégep de Sept-Îles.  

Selon lui, le Québec aurait intérêt à valoriser la grande famille de métiers ferroviaires. « Il y a des gens qui travaillent dans le domaine et qui ont des compétences. Il faut trouver le moyen de les inclure », ajoute-t-il.  

Au Cégep de Sept-Îles, près d’une vingtaine d’étudiants sont inscrits au programme de Chefs de train. La formation de 585 heures permet d’empocher un salaire annuel de 80 000 $ par année dès la sortie de l’école.  

« On a un projet d’école nationale des métiers ferroviaires sur la table », laisse tomber Luc Faucher, qui porte à bras-le-corps ce projet au cégep de Sept-Îles.