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Annonces en culture: une lettre pour la ministre Nathalie Roy signée par 250 artistes

Conférence de presse à Montréal sur la situation de la COVID-19
Ben Pelosse / JdeM

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Plusieurs artistes ne sont pas contents des premières annonces faites par la ministre de la Culture, Nathalie Roy, pour la reprise des activités après le confinement. Dans une lettre signée par 250 artistes, ils affirment ne pas être pris au sérieux par le gouvernement durant la crise. 

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Vendredi dernier, pour la première fois depuis le début de la pandémie, la ministre Nathalie Roy était au point de presse du gouvernement Legault pour y faire des premières annonces en culture. Elle avait alors annoncé la réouverture des ciné-parcs, musées, bibliothèque et studios d'enregistrement, ainsi que la possibilité de capter des spectacles dans des salles vides

«Nous méritons plus que ces «non-annonces», artistes interprètes et concepteurs, techniciennes de scène et travailleurs culturels, chorégraphes et metteurs en scène, spectatrices et spectateurs. «Nous méritons plus qu’une possibilité de réaliser des captations dès le 1er juin avec cinq techniciens. Mais de quoi parle-t-on exactement ici ?», demande une lettre initiée par l'auteur et metteur en scène, Olivier Kemeid. 

«Captations et blockbusters: tel est le plan culturel du Québec proposé au monde du spectacle vivant vendredi dernier.» 

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Parmi les artistes signataires de la lettre, on retrouve des metteurs en scène (Claude Poissant, René Richard Cyr, Serge Denoncourt, Robert Lepage, etc.) et plusieurs acteurs (Christian Bégin, Céline Bonnier, Sophie Cadieux, Anne-Marie Cadieux, France Castel, Violette Chauveau, René Richard Cyr, Mireille Deyglun, Marie-Thérèse Fortin, James Hyndman, Julie Le Breton, Magalie Lépine-Blondeau, Alexis Martin, Pascale Montpetit, Guy Nadon, etc.).   

«Nous souhaitons être considérés» 

«Neuf semaines. Les artistes ont attendu neuf semaines, pendant lesquelles, du côté du gouvernement québécois, ce fut, pour rester poli, la grande discrétion, et pour être franc, le silence complet», mentionne la lettre. 

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«La seule manifestation de soutien concret provient de notre raison même d’exister : le public. Il est là, il nous écrit chaque jour pour savoir quand nos portes ouvriront.» 

«Nous ne désirons pas la lune, mais un dialogue, une visibilité, une écoute. Personne parmi nous n’a la prétention de vivre dans une bulle séparée du reste de la société : nous souhaitons être considérés, un point c’est tout.» 

Exigeant «de toute urgence» une rencontre avec la ministre Roy, le groupe de signataires exposent ses revendications, dont «l'assurance qu'un filet social vienne sauver d'innombrables artistes, pour qui la PCU [Prestation canadienne d'urgence] à ce jour n'est pas reconduite au-delà des quatre demandes» et « un calendrier évolutif d'ouverture des salles de répétition et des salles de spectacle». 

Réitérant toute leur confiance envers la Santé publique, les signataires concluent leur lettre en rappelant «qu'en maintenant les salles fermées, nous ne faisons pas que mettre des milliers de gens sur la paille: nous mettons collectivement en berne le drapeau de l'imagination».