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Rentrée scolaire de septembre: l'opposition réclame un encadrement du lundi au vendredi

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Si le retour en classe des enfants se fait à temps partiel cet automne, les partis d’opposition demandent au gouvernement de leur garantir un encadrement scolaire du lundi au vendredi en recourant à des installations temporaires hors de l'école.  

• À lire aussi: Possible rentrée à temps partiel: les parents préfèrent un retour en classe un jour sur deux  

Les parents du Québec préfèrent un retour en classe un jour sur deux advenant une rentrée en classe à mi-temps à l’automne, a révélé un sondage éclair réalisé par la Fédération des comités de parents du Québec auprès de quelque 40 000 répondants de toute la province.   

L’école à temps partiel apporte toutefois son lot de contraintes. Deux parents sur trois ne peuvent offrir qu’un encadrement limité ou même pas d’encadrement du tout à leur jeune. Une donnée qui inquiète l’opposition.  

«Il faut sortir les enfants de la maison», estime la députée libérale Marwah Rizqy. Selon elle, d’autres lieux peuvent être «réaménagés» pour offrir des apprentissages aux enfants, qu’on pense aux musées ou aux plateaux sportifs.  

La solidaire Christine Labrie signale que les parents ne vont pas travailler la moitié du temps à l’automne.  

«Une offre complète doit être déployée pour les cinq jours de la semaine au complet pour les enfants, même si la moitié de ce temps-là se passe hors des murs. On le sait qu’en ce moment, le suivi à distance est déficient, et les parents ne sont pas tous outillés pour accompagner leurs enfants quand ils ne sont pas en classe», insiste-t-elle.  

La députée de Sherbrooke ainsi que la péquiste Véronique Hivon sont d’avis que des intervenants du milieu culturel ou sportif pourraient être appelés en renfort. «On demande au ministre d’être créatif!», lance l’élue de Joliette.  

Mme Hivon précise également que le gouvernement devra laisser la latitude aux écoles de choisir la formule qui convient le mieux à leur clientèle pour la rentrée de septembre. «Ce n’est pas la même chose si vous êtes dans un milieu rural, au Lac-Saint-Jean ou en Abitibi, ou si vous êtes en plein cœur de Montréal ou de Longueuil».  

Santé publique  

Les partis d’opposition souhaitent qu’on puisse offrir physiquement des cours dès maintenant aux élèves du secondaire qui ont des besoins particuliers, notamment en zone froide.  

Libéraux, solidaires et péquistes s’expliquent mal certaines décisions de la santé publique, qui a donné le feu vert à l’ouverture des écoles spécialisées à Montréal, mais qui refuse que des ados qui ont des difficultés d’apprentissage puissent avoir accès physiquement à leurs profs, en petits groupes, même à l’extérieur de la Métropole.  

«Les jeunes vont quasiment pouvoir aller magasiner ensemble, mais ils ne pourront pas avoir accès à l’éducation. Ils vont peut-être même travailler dans un magasin. J’ai vraiment de la misère à m’expliquer ça», confie la députée Labrie.  

La libérale Marwah Rizqy a d'ailleurs tenté en vain mardi de déposer une motion pour la tenue d'une consultation en vue de la rentrée de septembre pour entendre notamment l'Institut national de la santé publique, des pédiatres et des spécialistes de l'enfance. Le gouvernement a toutefois refusé de donner son consentement au dépôt de la motion. 

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