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Saguenay: début des travaux au pont Dubuc

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Les premiers travailleurs ont fait leur apparition sur le pont Dubuc, dans le secteur de Chicoutimi, à Saguenay.  

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Le chantier a débuté avec près de deux mois de retard, en raison de la COVID-19.  

Une panoplie de mesures ont été instaurées pour prévenir la propagation du virus. L'entrée est notamment surveillée par un gardien qui fait passer un questionnaire aux employés et visiteurs.  

Des lavabos et des toilettes chimiques sont dispersés sur le chantier et sur le pont. «Les travailleurs sont tenus de se laver régulièrement les mains, explique Andrée-Anne Duchesne, porte-parole du ministère des Transports (MTQ). C'est vraiment une mesure recommandée. Il y a des toilettes chimiques qui ont été ajoutées un peu partout pour essayer d'éviter que plusieurs travailleurs utilisent les mêmes.»  

Le nombre de roulottes a été augmenté afin de diviser les travailleurs en sous-groupes. À la roulotte d’accueil, le maximum de personnes autorisées en même temps est de sept. Toutes les chaises sont à deux mètres de distance. Cette mesure permet de réduire les risques de contamination. À l’entrée de ces bureaux temporaires, il y a du désinfectant pour les mains.  

Dans la zone des travaux, les travailleurs portent tous visières et lunettes, certains leur masque de travail.  

La règle d'or est celle des deux mètres, mais il n’est pas toujours simple de s'y conformer, car la travée centrale du pont, où se déroulent les travaux, ne mesure que trois mètres de largeur.  

«Les travailleurs ont à réfléchir un peu plus longuement, estime Andrée-Anne Duchesne. Est-ce qu'il y aurait une autre méthode de travail qui pourrait être utilisée plutôt que de travailler à moins de deux mètres?»  

Lorsqu'il est impossible de respecter l'espacement de deux mètres, les travailleurs doivent noter des informations dans un carnet. «Les travailleurs notent avec qui ils étaient, à quelle heure, à quel moment, quelle journée. Et ensuite, si jamais il advenait un cas de COVID-19 sur le chantier du pont Dubuc [...] ce serait plus facile pour la Santé publique de faire l'étude épidémiologique», précise la porte-parole.  

Le MTQ exige que l'on respecte ces mesures imposées par la Santé publique et la CNESST. «Il y a un suivi rigoureux qui est fait, tant de la part du ministère que des entrepreneurs.»  

Il y a actuellement une trentaine d’ouvriers par jour sur le chantier. Leur nombre va grimper.  

«Les automobilistes vont s'apercevoir que ça va bouger plus. On parle d'une soixantaine de travailleurs en dedans de 24 heures, qui vont être répartis dans les différentes zones de travaux», conclut Mme Duchesne.  

Avec un chantier amorcé à la fin mai et avec ces mesures de sécurité additionnelles, les travaux sur le pont Dubuc seront terminés l'an prochain.