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Stanback reconnaissant

Le porteur de ballon a adoré son passage à Montréal et avec les Alouettes

Eskimos c. Alouettes
Photo d’archives, Martin Chevalier William Stanback garde de beaux souvenirs de son passage à Montréal.

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Lorsqu’il a vidé son casier dans le vestiaire des Alouettes à la fin de la dernière saison, William Stanback se doutait bien qu’il n’y remettrait pas les pieds en 2020. Le porteur de ballon venait de fermer un chapitre de sa carrière avant d’en ouvrir un nouveau dans la NFL. 

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« J’étais très triste, indique Stanback lors d’une entrevue avec Le Journal de Montréal. Je n’ai joué que deux saisons à Montréal, mais je me sentais comme si j’en avais joué quatre ou cinq.  

« Nous avions tellement une belle chimie. Je me suis fait plusieurs amis dans ce vestiaire. J’ai eu des entraîneurs incroyables qui m’ont donné l’opportunité de briller et de devenir un leader au sein de cette équipe. J’ai un immense respect envers l’organisation des Alouettes. » 

Il a aussi de bons mots à dire sur sa ville d’adoption, Montréal.  

« Elle m’a accueilli à bras ouverts. Elle avait certaines similitudes avec New York, ma ville natale. En utilisant l’autobus et le métro pour me rendre au Stade olympique, je me sentais comme chez moi. » 

Parcours particulier 

Stanback est un athlète résilient. Après un parcours tumultueux dans la NCAA marqué par des histoires de consommation de marijuana, il a fait chou blanc au camp des Packers de Green Bay avant d’être libéré.  

Incapable de se trouver du boulot au sud de la frontière, il a décidé alors d’accepter l’offre du directeur général des Alouettes à ce moment, Kavis Reed. En 2018, après le départ de Tyrell Sutton, il est devenu le porteur de ballon partant de la formation montréalaise.   

« Lorsque je suis arrivé au Canada, j’ai décidé de ne pas prendre la LCF et ses joueurs à la légère, précise l’athlète de 25 ans. Il y a des gars gros et forts comme dans la NFL.  

« Il y a des gens qui disent qu’il y a moins de talent dans ce circuit, mais ils travaillent aussi dur. » 

Les Alouettes, un tremplin 

C’est à ce moment qu’on a assisté à l’éclosion de l’athlète originaire de New York. Il a amassé 539 verges au sol, dont la majorité après l’échange de Sutton. 

L’an dernier, il a terminé la campagne avec 1048 verges et cinq touchés au compteur.  

« Une des raisons de ma venue avec les Alouettes était de me monter une banque de séquences vidéo de mes performances afin de les présenter à des recruteurs de la NFL par la suite. J’avais besoin d’une carte de visite.  

« Les Alouettes m’ont donné l’opportunité de faire taire les mauvaises langues à mon sujet. Je voulais démontrer tout le potentiel que je pouvais avoir en moi. J’ai mérité mon temps de jeu et mes succès. » 

Les Eskimos et des sandwichs 

Stanback a eu le temps de vivre plusieurs bons moments avec les Alouettes. Son plus beau souvenir ne concerne pas ses statistiques individuelles.  

« C’est notre match éliminatoire contre les Eskimos d’Edmonton en novembre dernier, mentionne-t-il. C’était le premier gros match dans lequel j’étais impliqué depuis 2014, alors que je portais les couleurs de l’Université Central Florida.  

« Ce fut un match amusant même si on a perdu. On s’échangeait plusieurs mots avec les joueurs défensifs des Eskimos entre les jeux. » 

Il a aimé son expérience sur le terrain, mais aussi son expérience de vie en sol montréalais.  

« Si un gars me parle de Montréal, je vais lui dire de se tenir prêt pour la nourriture, a-t-il lancé à la blague. C’était incroyable.  

« Il est impossible de manger la même chose deux jours de suite dans cette ville. J’aimais essayer de petits restaurants qui ne faisaient pas partie des grandes chaînes. Mon favori était le Joe’s Panini, un endroit ouvert 24 heures sur 24. » 

Même s’il ne sera plus au champ de bataille avec ses coéquipiers des Alouettes, William Stanback regardera leurs exploits du coin de l’œil. Il aura surtout beaucoup de respect pour l’organisation qui lui a donné une deuxième chance.