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François Legault a finalement ouvert la porte à la régularisation des demandeurs d’asile qui travaillent dans les CHSLD du Québec.  

C’est une décision tout à fait honorable du gouvernement qui incarne bien ce que nous sommes : un peuple accueillant qui sait dire merci.   

Nous savions déjà que les demandeurs d’asile étaient ici dans l’attente d’un statut de réfugié, après avoir fui pour la plupart la guerre, la famine ou l’horreur. Une procédure tout à fait légale, mais longue.   

À la lumière des derniers mois, nous savons maintenant qu’ils sont également ici pour une autre raison : sauver des vies.   

Partir pour sauver sa vie, pour maintenant sauver des vies.   

Geste de solidarité  

Vous vous souvenez en début de crise lorsque le gouvernement Legault évoquait l’urgence nationale pour trouver des « bras » dans nos CHSLD ?   

C’était au moment de l’hécatombe dans les CHSLD, tant pour les patients que pour le personnel soignant.   

Parmi les bras qui restaient au front, certains étaient ceux des demandeurs d’asile. Les mêmes qui, depuis un an ou deux, espèrent trouver refuge dans notre coin du monde.   

Eh bien, dans les dernières semaines, ce sont ces derniers — parmi d’autres travailleurs essentiels — qui maintenaient à flot une société, à laquelle ils n’appartiennent pas encore complètement.   

Travailleurs essentiels  

En temps normal au Canada, un demandeur d’asile peut devenir citoyen à deux conditions : pour des motifs de sécurité ou humanitaires.   

Ironiquement, ce sont eux, les demandeurs d’asile, qui étaient dans nos CHSLD à pratiquer un travail humanitaire, ici au Québec.   

Appelons ça le travail humanitaire partagé.   

Au début de l’arc-en-ciel, François Legault a souvent fait référence à nos anges gardiens pour les remercier.   

Il serait temps maintenant qu’il passe de la parole aux actes.   

Les demandeurs d’asile qui risquent leur vie sont, eux aussi, nos anges gardiens.   

Des anges gardiens québécois.