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Enquête de Statistique Canada: la santé mentale des Canadiens mise à mal par la pandémie

sad young man with ffp1 respirator on self-isolation in his apartment during quarantine of coronavirus covid-19
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OTTAWA | La santé mentale des Canadiens s’est dégradée depuis le début de la pandémie. 

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Vingt-quatre pour cent des Canadiens ont indiqué, dans une vaste enquête de Statistique Canada, que leur santé mentale est «passable ou mauvaise» depuis que la maladie à coronavirus s’est répandue au pays. C’est trois fois plus de gens par rapport aux données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes réalisée en 2018. 

Parmi les 46 000 personnes ayant répondu au questionnaire de l’agence fédérale, du 24 avril au 11 mai, 31 % estiment que leur santé mentale est «bonne» et 46 % qu’elle est «très bonne ou excellente», a-t-on dévoilé mercredi. Avant la pandémie, 24 % des gens qualifiaient leur santé mentale de «bonne» et 69 % de «très bonne» ou «excellente». 

En plus de l’inquiétude de contracter la maladie, beaucoup de citoyens ont dû jongler ces dernières semaines avec de l’incertitude liée à leur travail ou à leurs finances, sans oublier un isolement de plusieurs semaines à la maison afin de freiner la propagation du virus. 

D’ailleurs, 52 % des sondés estiment que leur santé mentale est «un peu moins bonne» ou «bien moins bonne» depuis qu’on leur a imposé des mesures de distanciation sociale. Quarante-huit pour cent déclarent qu’elle est «à peu près la même», «un peu meilleure» ou même «bien meilleure» dans ces circonstances. 

Même les gens qui affirment bien aller ne sont pas exemptés de vivre de l’anxiété ponctuelle. Ainsi, 88 % de tous les répondants ont éprouvé au moins un symptôme d’anxiété au cours des deux semaines ayant précédé leur participation à l’enquête. 

Parmi les épisodes moins agréables, on cite un «sentiment de nervosité, d’anxiété et de tension» pour 71 % des répondants, le fait de «devenir facilement contrarié ou irritable» pour 69 % des gens ou de la «difficulté à se détendre» pour 64 % des sondés. 

Les jeunes sont particulièrement touchés au niveau de leur santé mentale. Ainsi, 64 % des 15 à 24 ans ont indiqué que la crise sanitaire affectait leur santé mentale, contre à peine 35 % pour les 65 ans et plus. 

Plus de stress

La dégradation de la santé mentale génère plus de stress. Seulement 6 % des répondants ont dit vivre des journées «pas du tout stressantes», 66 % des journées «pas tellement stressantes» et 28 % des journées «assez stressantes» ou «extrêmement stressantes». 

Selon le Secrétaire général des Nations Unies, les États doivent certes lutter contre la pandémie, mais ils ne doivent pas négliger de s’attaquer à la question de la santé mentale, qui est une «priorité à laquelle il est urgent de répondre».

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.