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La perte du goût et de l’odorat plus fréquente que la fièvre

Ce symptôme est même « prédominant » sur la fièvre

Journaliste
Photo courtoisie, Martin Blache, Université de Sherbrooke Le Dr Alex Carignan est entouré d’une partie de son équipe de recherche du CIUSSS de l’Estrie – CHUS et de l’Université de Sherbrooke, qui a mené cette nouvelle étude.

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La perte du goût et de l’odorat constitue un symptôme « prédominant » de la COVID-19, plus que la fièvre ou l’essoufflement, conclut une étude québécoise dirigée par le Dr Alex Carignan.

Si la perte du goût ou de l’odorat était déjà associée au nouveau coronavirus, le résultat des travaux menés par le CIUSSS de l’Estrie – CHUS et de l’Université de Sherbrooke vient statuer que ce symptôme représente un signal d’alarme de la maladie.

« L’association est très très forte. C’est même, je vous dirais, le symptôme principal chez nos patients, au-delà de la fièvre et des difficultés respiratoires », affirme le Dr Carignan, à la tête de l’équipe de recherche menant cette nouvelle étude, qui a fait l’objet d’un article dans le journal de l’Association médicale canadienne, mercredi.

Les deux tiers des 134 personnes dont les tests se sont révélés positifs à la COVID-19 qui ont pris part à cette étude affirmaient ainsi avoir eu une perte « très soudaine et très sévère » de l’odorat et/ou du goût. 

« Ils ne sentaient pas du tout du tout des odeurs quand même assez caractéristiques ou fortes qui peuvent se retrouver dans leur environnement, comme le café, les parfums, l’odeur de fumée. C’est très fort, très spécifique », explique le Dr Carignan.

D’autres ont signalé une diminution ou une altération du goût. « Les gens disaient par exemple que leur bière ne goûtait plus pareil, qu’ils ne voulaient plus la boire », poursuit le microbiologiste-infectiologue.

Tester deux fois

Cette étude vient donc renforcer la nécessité pour les gens qui présentent une perte du goût ou de l’odorat d’aller se faire tester et de s’isoler dans l’attente des résultats, selon le Dr Carignan.

« Et au-delà de ça, l’association est tellement forte que si le test est négatif, les médecins devraient tester à nouveau, peut-être 48 ou 72 heures plus tard, pour s’assurer du diagnostic », soutient-il.

Quelle durée ?

L’équipe de recherche dirigée par le Dr Carignan songe maintenant à effectuer une étude de suivi, afin de déterminer la durée de ce symptôme chez les patients qui ont pris part à ces premiers travaux. 

Déjà, des recherches laissent entendre que la perte de goût et de l’odorat serait réversible et durerait en moyenne deux semaines.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.