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Les séries avant la loterie

Bergevin a hâte de voir le CH en découdre avec les Penguins

Marc Bergevin
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin Le directeur général du Canadien, Marc Bergevin, n’a pu s’empêcher d’y aller du cliché voulant qu’une fois qualifiées pour les séries, toutes les équipes ont une chance d’aller jusqu’au bout.

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Marc Bergevin connaissait le sort de son équipe le 12 mars. Le Canadien se dirigeait alors vers une autre exclusion des séries : une troisième année d’affilée et une quatrième en cinq ans.   

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Au moment de l’interruption des activités dans la LNH en raison de la pandémie de la COVID-19, le directeur général du Tricolore consacrait déjà ses énergies à rebâtir son équipe. Dans son rôle de DG, il avait échangé Ilya Kovalchuk, Marco Scandella, Nate Thompson et Nick Cousins pour regarnir encore plus sa banque de choix.   

Toujours le 12 mars, le CH avait 6 % des chances de gagner la loterie pour Alexis Lafrenière et 19 % des chances de remporter l’un des trois premiers choix. Mais cet univers n’existe plus. Les plans ont déraillé, comme dans toutes les sphères de la société, avec la pandémie.   

Depuis mardi et la confirmation du plan de relance de Gary Bettman avec une formule éliminatoire à 24 équipes, le Tricolore a maintenant un billet pour une confrontation 3 de 5 dans une série qualificative contre les Penguins de Pittsburgh. Avec seulement 71 points en 71 matchs, le Tricolore a obtenu la dernière place disponible dans l’Association de l’Est. Et il faut rappeler que des 24 équipes impliquées dans ce futur tournoi, il s’agit de la pire fiche.   

Malgré ça, on passe maintenant du rêve de la loterie au rêve de la coupe Stanley. Le DG du CH a frappé sur ce clou à son premier bain médiatique depuis la date limite des échanges, mercredi.   

« Quand la saison commence, tu espères toujours participer aux séries, a-t-il affirmé. Si la saison avait continué, on n’aurait probablement pas participé aux séries. Ce n’est pas parfait, c’est du nouveau. Nous nageons tous dans des eaux inconnues. De notre côté, nous aurons la chance, si nous pouvons recommencer à jouer, de prouver quelque chose. Oui, cette formule affecte le repêchage, mais tout le monde est là pour le même but. Nous sommes chanceux de recevoir cette chance. »  

Jeu dangereux  

Dans une perspective d’avenir, le CH pourrait payer cher une victoire contre les Penguins. À la loterie, il n’y aurait plus une seule boule pour le Tricolore. Un choix parmi le top 3 deviendrait impossible. Et d’un probable huitième choix au premier tour, sans l’incidence des trois tirages, l’équipe reculerait au 16e rang minimum.   

Encore une fois questionné à ce sujet, l’ancien défenseur a insisté sur sa préférence de vivre les séries.   

« Je peux donner un exemple. À la dernière journée de la saison, il y a des équipes qui se qualifient pour les séries. Tu aimes mieux entrer dans les séries que de garder des chances pour la loterie. Le but est de participer aux séries. Nous essaierons de nous rendre le plus loin possible, si nous recommençons à jouer au mois de juillet ou août. »  

« Si j’ai à choisir, je veux jouer en séries, a-t-il poursuivi. C’est l’objectif. Le but ultime restera toujours de gagner la coupe Stanley, mais la première étape est de participer aux séries. Pour les joueurs, c’est aussi dans leur ADN. Ils veulent gagner. Pour moi, c’est une réponse facile, j’aime mieux une chance de jouer en séries qu’une chance de remporter la loterie. »  

Rien d’impossible  

Sur papier, le Canadien sera négligé face aux Penguins.  

Bergevin le sait. Mais ça ne l’empêche pas d’y croire.   

« Nos chances sont aussi bonnes que les autres équipes dans ce tournoi. Ce sera une courte série. Je ne veux pas placer de pression sur Carey (Price). Mais quand tu as un gardien comme lui, tout est possible. J’aime nos chances contre les Penguins. »   

« Quand une équipe rentre en séries, tout est possible. Je l’ai dit souvent. Que tu rentres troisième ou huitième, c’est possible. Est-ce qu’on peut battre les Penguins ? C’est possible. Je crois encore en cette équipe. Il y a eu des périodes difficiles. Mais on verra si un retour au jeu est possible. Ça se joue sur la glace, pas sur du papier. Les Blue Jackets ont éliminé le Lightning 4 à 0 l’an dernier même s’ils avaient eu 30 points de moins. C’est le hockey. »