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André Boisclair quitte la direction de l’IDU

André Boisclair quitte la direction de l’IDU
JOEL LEMAY/AGENCE QMI

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Accusé d’agression sexuelle armée, André Boisclair a démissionné jeudi de son poste de président-directeur général de l’Institut du développement urbain du Québec (IDU), a appris le Journal de Montréal.

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«André Boisclair a effectivement remis sa démission à titre de directeur général de l’IDU, nous a confirmé par courriel sa porte-parole, Mathilde Vincent. Nous rendrons public le nom de son remplaçant par intérim sous peu. L’IDU n’émettra aucun autre commentaire.»

L’ex-politicien de 54 ans a été accusé jeudi d’agression sexuelle armée avec un tiers, pour un événement survenu à Montréal en janvier 2014. Il fait face à deux chefs d’accusation, tous sur la même victime qui n’est identifiée dans le mandat que par ses initiales.

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M. Boisclair agissait à titre de pdg de l’IDU depuis juin 2016. Cet organisme regroupe les propriétaires institutionnels, les promoteurs et gestionnaires immobiliers, ainsi que des professionnels de l’industrie immobilière. 

Le conseil d’administration de ce groupe d’intérêt est présidé par Jean Laramée, vice-président développement, du Fonds de placement immobilier Cominar. L’IDU, comme M. Laramée, n’a émis aucun communiqué jeudi.

André Boiclair a été élu sous la bannière du Parti québécois à cinq reprises à partir de 1989, avant que sa carrière politique ne prenne fin abruptement en 2007. Par la suite, à compter de 2014, il a agit entre autres comme conseiller spécial du ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, David Heurtel.

En 2018, M. Boisclair avait plaidé coupable d’avoir refusé de se soumettre à un alcotest et d’entrave, pour un événement qui était survenu en novembre 2017 à Québec. Il avait écopé d’une amende de 2000 $ et d’une interdiction de conduire d’une durée d’un an. Il s’en était toutefois sorti avec une absolution inconditionnelle pour le chef d’entrave.