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Au Bangladesh, inondations et larmes une semaine après le cyclone Amphan

Au Bangladesh, inondations et larmes une semaine après le cyclone Amphan
AFP

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Rezaul Islam patauge dans l’eau qui lui arrive à la taille, un sac de riz sur la tête, seul vestige de sa maison détruite, une semaine après le passage du cyclone Amphan qui a dévasté le Bangladesh et l’est de l’Inde.  

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Au moins 106 personnes ont péri dans ces pays d’Asie du Sud pendant le cyclone, qui a été l’un des plus puissants à frapper le golfe du Bengale depuis le début du siècle.

« Nous essayons de sauver tout ce que nous pouvons », confie à l’AFP Rezaul, 17 ans. Sa maison est encore à moitié submergée par la montée des eaux.

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Plus de 200 000 personnes en Inde et au moins 100 000 au Bangladesh sont toujours entassées dans des abris anticycloniques --des dizaines de milliers de maisons ayant été détruites--, souvent sans que les précautions contre la propagation du coronavirus ne soient respectées.

Le raz-de-marée qui a accompagné le cyclone a provoqué le plus de dégâts, inondant et détruisant plusieurs centaines de kilomètres de digues censées protéger les maisons et fermes particulièrement exposées.

Lors du passage du cyclone, les habitants ont vainement tenté de consolider les digues avec des sacs de sable. Des dizaines de milliers d’hectares de terres agricoles, plantations fruitières et fermes ont été dévastés par l’eau salée. 

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À Koira, ville du sud-ouest du Bangladesh, des milliers de personnes ont essayé de récupérer leurs affaires dans les vestiges de leurs maisons.

Les toits de nombreux bâtiments ont été arrachés par les rafales de vents, qui ont atteint les 165 km/h.

« Je n’ai rien pu récupérer. Tous les biens de valeur et les meubles ont pourri (dans les eaux) », s’est lamentée Nosimon Begum, 71 ans.

De nombreux élevages de crevettes au Bangladesh ont également été détruits, aggravant la situation économique d’habitants déjà éprouvés par le confinement décrété contre la pandémie de coronavirus.

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