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[EN IMAGES] Fin du secondaire: des diplômes remis à domicile

L’école du Mont-Sainte-Anne a trouvé une façon originale de souligner la fin des études de ses finissants

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Klaxons, musique, ballons, banderoles et applaudissements... tout y était, ou presque. Privés de leur bal, des finissants de l’école du Mont-Saint-Anne, à Beaupré, ont tout de même eu droit à une remise de diplôme à domicile, qui en a surpris plus d’un.

«Wow, je ne pensais pas qu’il y aurait autant de monde!» Audray-Ann Lapointe, une élève de cinquième secondaire de Château-Richer, avait revêtu sa robe de bal pour l’occasion. 

Photo Jean-François Desgagnés

Elle ne s’attendait toutefois pas à voir arriver devant chez elle un cortège d’une dizaine de voitures, décorées de rubans sur le capot, qui klaxonnaient bruyamment.

Photo Jean-François Desgagnés

À bord, une quinzaine d’enseignants et membres du personnel de son école secondaire qui ont tenu à organiser cet événement hors de l’ordinaire pour leurs élèves de cinquième secondaire, qui doivent terminer l’année scolaire à la maison cette année, en plus d’être privés de leur bal de finissants.

Photo Jean-François Desgagnés

D’ici la fin de la journée aujourd’hui, 120 élèves auront reçu leur diplôme à la maison ou même sur leur lieu de travail.

Sara Jane Lemay brandit fièrement son diplôme, en compagnie de plusieurs membres du personnel.
Photo Jean-François Desgagnés
Sara Jane Lemay brandit fièrement son diplôme, en compagnie de plusieurs membres du personnel.

Une idée «un peu folle»

«On a eu cette idée un peu folle et il y a beaucoup de membres du personnel qui ont embarqué, c’est un beau travail d’équipe. Chez les élèves de secondaire cinq, c’était vraiment le bal qui ressortait comme étant le plus gros deuil à faire. Faire cette tournée de remise de diplôme, ça ne remplace pas tout, mais c’est comme un petit baume», affirme Dave Côté, responsable des activités sportives à l’école du Mont-Sainte-Anne.

Photo Jean-François Desgagnés

Sur les 140 finissants, 120 élèves ont décidé «d’embarquer dans le jeu», signe que l’initiative est très appréciée.

Certains étudiants ont même reçu leur diplôme alors qu’ils étaient au boulot. C’était le cas de Jérémy Harvey, qui travaillait dans l’entreprise familiale lors du passage du cortège jeudi. «C’est vraiment exceptionnel comme geste», a lancé sa mère, Mélanie Simard, elle aussi ravie de l’initiative.

Photo Jean-François Desgagnés

Le directeur, Luc Paquet, en profite par ailleurs pour rappeler aux élèves à qui il remet leur diplôme en main propre que l’année scolaire n’est pas terminée. 

«Ça nous permet de passer le message que l’année n’est pas finie et qu’on s’attend à ce qu’ils travaillent jusqu’à la fin», dit-il, tout en se réjouissant que 95 % des élèves soient présents lors des classes virtuelles qui se déroulent quotidiennement. 

«C’est au-delà de nos espérances», lance-t-il.

Le directeur de l’école du Mont-Sainte-Anne, Luc Paquet, remet un diplôme à Jérémy Harvey, sur son lieu de travail.
Photo Daphnée Dion-Viens
Le directeur de l’école du Mont-Sainte-Anne, Luc Paquet, remet un diplôme à Jérémy Harvey, sur son lieu de travail.

«Ça fait une différence»

Audray-Ann était quant à elle tout sourire après avoir reçu son diplôme, entourée de ses proches.

«Quand je les ai vus tous arriver, mon cœur s’est mis à battre vite... Ça fait vraiment une différence. Et avec la robe, on dirait que c’est plus vrai encore», lance celle qui fréquentera le cégep Champlain St.Lawrence cet automne.

Photo Jean-François Desgagnés

Encore de l’espoir

Les élèves de l’école secondaire du Mont-Sainte-Anne espèrent toujours que leur bal pourra bel et bien se tenir cet automne. La date du 26 septembre a été fixée, reste à voir quelles seront les directives de la santé publique à ce moment-là et comment pourra se dérouler l’événement. 

«On tente d’être créatif pour trouver des solutions. C’est certain que ça va prendre une autre forme, mais on souhaite toujours tenir l’événement», affirme la technicienne en loisirs Vanessa Fortin.

Quelle que soit la formule, il faudra s’habituer à célébrer autrement, admet Audray-Ann. «Ma prof m’a dit tantôt : Là, c’est le moment où je t’aurais serrée dans mes bras et je me serais mise à pleurer. Mais on ne pouvait pas. Il va falloir s’habituer.»