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Les Alouettes désavantagés?

La ligue autorise la réouverture des centres d’entraînement de ses équipes

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Photo d'archives, Agence QMI Le directeur général des Alouettes, Danny Maciocia, n’a d’autre choix que de respecter les directives de la Santé publique.

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La Ligue canadienne de football a fait un pas dans la bonne direction en autorisant la réouverture des centres d’entraînement de ses équipes. Avec la situation qui prévaut au Québec, est-ce que c’est une bonne ou une mauvaise nouvelle pour les Alouettes ?

Dans sa missive, la LCF indique que les joueurs locaux pourront faire des entraînements individuels en plus de recevoir des traitements thérapeutiques. Bien sûr, la réouverture doit être approuvée par les autorités de santé publique de la province ou de la ville de l’équipe.

Les installations des Alouettes sont situées au Stade olympique. Celui-ci est fermé en raison de la pandémie de la COVID-19. Et il n’est toujours pas à l’ordre du jour dans les phases de déconfinement. 

« On suit les consignes de la Santé publique, a souligné le directeur général des Alouettes, Danny Maciocia. On n’a pas d’autres choix que d’être patients. 

« Il y a du positif malgré la situation. Tous nos joueurs se tiennent en forme. Nos entraîneurs gardent le contact avec eux et font un suivi. »

Jeudi, les Alouettes n’avaient pas encore fait de demande officielle à la Régie des installations olympiques (RIO) pour avoir accès à leurs installations. 

Par contre, il y a l’Institut national du sport du Québec (INSQ), aussi basé au Stade olympique. Plusieurs athlètes olympiques et paralympiques, dans 11 disciplines, s’entraînent à ce centre d’excellence, qui pourrait faire partie de la prochaine phase de déconfinement sportif. 

Les 25 joueurs des Alouettes qui résident au Québec sont aussi des athlètes de haut niveau. Pourquoi ne pourraient-ils pas utiliser ces installations en attendant que leurs locaux officiels soient rouverts ?

Plusieurs équipes touchées

En raison des politiques provinciales de santé publique, seulement quelques équipes de la LCF pourront ouvrir les portes de leurs installations dans les prochains jours. 

C’est le cas notamment des Blue Bombers de Winnipeg et des Roughriders de la Saskatchewan. Par contre, ils avaient déjà eu l’aval de leur gouvernement et ils n’attendaient que celui de la LCF pour le faire.

Et les autres équipes ?

Ça va dépendre des prochaines directives. Les mêmes qui les empêchent d’envisager une saison 2020 avant le 1er septembre. 

Pour les clubs en Ontario (Ottawa, Hamilton et Toronto), ce n’est qu’une question de temps. Le Toronto FC, les Raptors et les Maple Leafs ont déjà obtenu leur approbation pour s’entraîner dans la Ville Reine. En Colombie-Britannique, les Lions peuvent penser au même scénario. 

Et les Alouettes ?

Ils sont dans une position particulière. Leurs locaux sont situés dans un édifice gouvernemental. Ils dépendent donc des phases de déconfinement même si c’est une équipe professionnelle. 

Comme l’Impact et le Canadien ?

Depuis le début de la crise, les joueurs ont dû faire preuve de créativité pour garder la forme à la maison. Toutefois, c’est difficile pour eux d’atteindre un niveau optimal de préparation dans ces conditions. Surtout sans les appareils adéquats. 

Par exemple, il est très difficile d’imaginer un joueur de ligne offensive en train de faire un squat avec une charge de 400 lb sur les épaules dans sa cour arrière. 

Les Alouettes sont la seule formation professionnelle au Québec qui n’a pas encore obtenu les autorisations nécessaires pour permettre à ses athlètes de renouer avec l’entraînement. 

L’Impact et le Canadien ont réussi à les avoir avec un plan solide. On peut penser que les Alouettes en ont un aussi. Ils souhaitent maintenant avoir la chance de remettre leur machine en marche.