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Les partis d’opposition exhortent Ottawa à renouveler un programme de lutte contre la traite de personnes

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Andre Forget/QMI Agency

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OTTAWA | Les partis d’opposition fédéraux unissent leur voix pour presser le gouvernement Trudeau d’assurer un financement aux initiatives d’organismes venant en aide aux femmes victimes d’exploitation sexuelle et de traite de personnes.

Le programme Mesures pour lutter contre la prostitution, qui fournit des fonds en la matière, est venu à échéance en mars sans qu’Ottawa ne le renouvelle ni fournisse de solution de remplacement, dénoncent les porte-parole de l’opposition en matière de condition féminine et d’égalité des genres.

«Nous savons qu’il y a eu une augmentation [de cas] d’exploitation et de traite de personnes et ce problème est devenu encore pire avec la crise de la COVID-19», a martelé en point de presse la conservatrice Karen Vecchio, jeudi.

La députée et ses collègues néo-démocrate, bloquiste et vert ont fait parvenir une lettre au premier ministre Justin Trudeau et à ses ministres de la Condition féminine et de la Sécurité publique pour les exhorter à agir sur ce dossier.

«Ces actions ne sont pas celles d’un gouvernement féministe», a renchéri la députée du Parti vert Jenica Atwin en faisant valoir que le financement des organismes de première ligne ne devrait pas être basé sur des projets à la pièce.

Ottawa a annoncé l’injection de 75 millions $, en septembre, pour sa Stratégie nationale de lutte contre la traite des personnes, mais on déplore que rien ne soit prévu pour pallier la fin du programme de cinq ans Mesures pour lutter contre la prostitution.

Interpellée sur le sujet durant la période de questions, la ministre de la Condition féminine, Maryam Monsef, a indiqué qu’elle annoncerait des mesures d’aide prochainement.

«Il y a des centaines d’organisations qui vont recevoir des fonds additionnels afin de fournir les services cruciaux [...] pour soutenir les personnes en première ligne dans leur communauté et les plus vulnérables, a-t-elle dit. Et nous aurons plus à dire bientôt.»

Les porte-parole des partis d’opposition en matière d’égalité des genres dénoncent par ailleurs la décision d’Ottawa de repousser le dépôt de son plan d’action visant à répondre aux recommandations de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.