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L’industrie du paintball veut ouvrir ses installations

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Photo courtoisie, Canadiancartel.ca Comme plusieurs autres secteurs d’activités, l’industrie du paintball est au neutre pendant la pandémie de la COVID-19.

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L’industrie du paintball et du airsoft demande au gouvernement de permettre la réouverture de ses terrains de jeux aux joueurs. 

« C’est un sport d’équipe qui se joue individuellement. Il n’y a pas de contact. On ne s’approche pas à moins de 15 pieds d’un joueur et il y a un arbitre pour 10 joueurs », explique Hugo Bigras, directeur chez Paintball Mirabel.  

Ce dernier soutient que le paintball est moins risqué que le tennis, par exemple. « Au tennis, il y a une balle unique et les joueurs doivent toucher la même balle. Techniquement, on ne touche même pas aux balles que l’on met dans nos marqueurs », avance-t-il. 

Il ajoute que les terrains de paintball peuvent facilement limiter les risques de propagation de la COVID-19 et favoriser la distanciation sociale. 

« On a préparé un plan de déconfinement qu’on a présenté au gouvernement. C’est très facile de respecter les règles dans notre sport », explique Yannick Guénette, qui a été mandaté par l’industrie pour la représenter auprès des autorités. 

Le directeur de Black Ops Paintball de Saint-Alphonse-Rodriguez, Patrice Bérubé, croit qu’il faut tenir compte autant de l’aspect économique que de l’aspect social.

« Si on exclut la fonction publique, nous avons déjà été le neuvième employeur de la région de Lanaudière dans les années passées », lance-t-il.  

Il croit également que son activité a un caractère social important.

« Il n’y a pas beaucoup de sports organisés où des parents et leurs enfants peuvent s’amuser ensemble. Les gens en ont besoin après deux mois de confinement et il n’y a pas beaucoup de risques de propagation », explique M. Bérubé. 

Le poids du Québec 

Le plus gros manufacturier mondial de balles de peinture, de masques et de marqueurs, GI Sportz, est situé dans l’arrondissement Saint-Laurent, à Montréal.  

« On parle de plus de 300 employés et de plus d’une centaine de millions de dollars de chiffre d’affaires. Ce sont des Québécois qui possèdent les plus grandes marques connues dans cette industrie. Du monde de chez nous. On doit en être fier », lance Louie Dalesio, directeur des ventes pour l’entreprise.  

M. Bigras, de Paintball Mirabel, estime le nombre de joueurs à travers le Québec à plus de 70 000. Il mentionne qu’il y a 25 centres officiels de paintball et de airsoft au Québec.

« Ce n’est pas un sport marginal. C’est un véritable sport qui a une importance au Québec et partout dans le monde », conclut M. Bigras.