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Manger notre Saint-Laurent!

Manger notre Saint-Laurent!
PHOTO COURTOISIE/homard entier de Gaspésie

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RIMOUSKI - Moins de 20 % des ressources pêchées dans le fleuve Saint-Laurent se retrouvent dans l’assiette des Québécois. La cheffe Colombe St-Pierre veut que ça change et elle en fait même sa nouvelle mission avec la campagne #MangeTonStLaurent. 

Ça fait près de 20 ans que Colombe St-Pierre fait la promotion du «manger local», autant à son restaurant du Bic (Rimouski) que dans ses apparitions à la télévision. La question de l’autonomie alimentaire est également devenue une préoccupation plus grande dans le contexte de la pandémie de COVID-19.

C’est pourquoi elle affirme à nouveau qu’il faut manger local et qu’il faut surtout manger notre Saint-Laurent. Parce qu’actuellement, 81% des homards, crabes, oursins et crevettes qui sont pêchés ici sont exportés à l’extérieur du Québec.

Colombe St-Pierre croit que le fleuve Saint-Laurent doit d’abord être un garde-manger pour les Québécois. Elle veut donc contribuer à mieux faire connaître nos produits de la mer pour qu’on les consomme davantage.

«On a du rattrapage à faire. Il y a beaucoup de ces ressources-là qu’on ne connaît pas, qu’on ne sait pas cuisiner. Ce que vise la campagne, c’est de faire en sorte que les Québécois se réapproprient ces ressources-là. Il y a des gens partout dans le monde qui sont prêts à payer des fortunes pour nos produits. Je veux juste qu’on s’en garde un petit peu pour nous», a affirmé Colombe St-Pierre.

Le collectif

Manger notre Saint-Laurent, c’est d’abord et avant tout un collectif qui existe depuis 2018. Sur son site internet, il présente des références vers des poissonneries qui vendent des produits locaux, des idées de recettes, des informations sur le monde de la pêche et sur la recherche.

Avec sa campagne #MangeTonStLaurent, le collectif envoie également un message aux gouvernements comme quoi les produits de la mer peuvent aussi nourrir les Québécois.

«C’est un engagement vers l’autonomie. Ce n’est pas quelque chose qu’on fait parce que c’est à la mode ou parce qu’on a un peu de temps. Si le consommateur n’a jamais ouvert ou goûté un oursin, il ne va jamais en acheter. Le projet Manger notre Saint-Laurent, c’est à ça qu’il s’attaque. L’oursin, il ne faut plus le regarder comme une bibitte étrangère. L’oursin, c’est notre identité, c’est à nous», a conclu la cheffe St-Pierre.