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Lewis reviendra à Montréal dès qu’il en aura la chance

Lewis reviendra à Montréal dès qu’il en aura la chance
Photo d'archives, Agence QMI

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Le receveur de passes des Alouettes de Montréal Eugene Lewis ne se fera pas prier pour revenir en sol québécois, et ce, dès qu’il en aura l’occasion. 

«Quand les frontières ouvriront, je veux revenir rapidement», a affirmé l’homme de 27 ans lors d’une vidéoconférence tenue vendredi.

Lewis a d’ailleurs exprimé son désir de revenir en ville, même s’il n’obtient pas la confirmation que la saison 2020 de la Ligue canadienne de football (LCF) aura bel et bien lieu.

«Je veux être de retour à Montréal, a renchéri le numéro 87. J’ai hâte de recommencer à pratiquer et être dans un environnement de football. Je veux être à 100%. Dès que j’aurai l’opportunité, je veux être prêt.»

C’est dans cette optique que Lewis continue de se magasiner un nouvel appartement dans la métropole québécoise, lui qui est présentement à son domicile de la Pennsylvanie.

Étant un éternel positif, Lewis trouve même qu’il pourrait y avoir certains avantages à être obligé de faire 14 jours de quarantaine dans un hôtel lors de son retour à Montréal.

«Ça pourrait être confrontant, parce que nous ne pourrions pas être à l’extérieur. Cependant, ça peut aussi être positif, car nous pourrions faire des rencontres d’équipe», a-t-il exprimé. Il y a plusieurs choses qui pourraient être faites, même si ce n’est pas sur le plan physique. Beaucoup d’aspects de ce sport sont mentaux.»

Lewis reviendra à Montréal dès qu’il en aura la chance
Photo d'archives, Agence QMI

L’importance de la discipline

En attendant de revenir au Canada, Lewis continue de mettre les bouchés doubles à l’entraînement.

«Je m’entraîne quatre à cinq fois par semaine. Je monte beaucoup de côtes et je cours des tracés. Je suis très chanceux, car j’ai maintenant accès à une salle de musculation dans mon ancienne école secondaire. J’ai tout ce qu’il me faut pour rester en forme et être prêt pour quand la saison s’amorcera.»

Le receveur éloigné a toutefois affirmé que sur le plan mental, il y a plusieurs pièges.

«L’aspect mental est difficile, car nous devons être encore plus disciplinés. Nous n’avons pas de structure. [...] Si je me dis que je dois aller m’entraîner à 9h, je peux repousser mon cadran de 30 minutes si je le désire. Ce n’est pas ce que tu veux faire, mais il y a cette possibilité. Tu dois faire les mêmes choses que tu ferais si tu étais entouré de tes coéquipiers et tes entraîneurs. C’est important de garder cette mentalité, afin d’être prêt.»

Lewis reviendra à Montréal dès qu’il en aura la chance
Photo d'archives, PIerre-Paul Poulin

Un bon plan B

Malgré son optimisme concernant la tenue de la campagne 2020, Lewis espère tout de même que les joueurs obtiendront leur salaire, ou une partie de celui-ci, si jamais il y n’a pas de football au Canada cette année.

«C’est un élément restant à régler, a-t-il dit. Il y a d’autres ligues qui sont en arrêt et dont les joueurs sont toujours rémunérés. On ne peut pas retirer de l’argent à des gens qui essaient de prendre soin de leur famille. Ce serait problématique dans n’importe quelle industrie. Nous devrons trouver un terrain d’entente entre la LCF et l’Association des joueurs. On ne peut pas punir les joueurs pour ce qui arrive.»

Si jamais le pire devait se produire, Lewis n’a toutefois pas l’intention de se retrouver le bec à l’eau.

«Je ne suis pas le genre de gars qui reste assis à ne rien faire. Je n’ai pas un diplôme universitaire pour rien et je suis sur le point de finir une maîtrise.»

Celui qui porte l’uniforme des Moineaux depuis la campagne 2017 a fait des études en sciences humaines et à l’intention d’aider son prochain avec celles-ci.

«Je veux devenir un conseiller pour les gens qui ont des problèmes de consommation, de famille et dépression, a-t-il révélé. Je sais qu’il y a beaucoup de gars qui ont grandi sans figure paternelle. Parfois, ils peuvent prendre une mauvaise tangente, parce qu’ils n’ont pas eu de figure d’autorité. Je veux être en mesure d’aider ces jeunes-là et les gens qui sont dans une mauvaise situation.»

Triste face au décès de George Floyd 

Le joueur des Alouettes Eugene Lewis a profité de sa tribune, vendredi, pour exprimer toute la tristesse qu’il éprouvait face à la mort de George Floyd au Minnesota.

Lundi soir, l’Afro-Américain de 46 ans est décédé après qu’un policier l’ait étouffé avec son genou pendant neuf minutes. Cette tragédie remet en avant-plan la discrimination régulièrement dénoncée par les minorités visibles aux États-Unis.

«C’est une situation triste et malheureuse, a affirmé le porte-couleurs des Alouettes. Mais en même temps, quand tu grandis dans un certain environnement, c’est quelque chose qui n’est plus une surprise. C’est quelque chose qui arrive tous les jours. Nous devons trouver un moyen de régler cela.»

«Je prie pour les gens, je prie pour ma famille et moi-même tous les jours», a conclu Lewis.