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Un requin qui manque de mordant

Maneater
Photo courtoisie

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Vous avez toujours rêvé d’incarner un prédateur marin ? Maneater vous en donne aujourd’hui l’occasion en vous plaçant aux commandes d’un requin déterminé à assouvir sa soif de vengeance sur les humains. L’expérience, toutefois, risque de vous laisser... sur votre faim. 

Mettons immédiatement une chose au clair. Non, Maneater n’est pas un jeu ennuyant. 

En fait, on prend rapidement plaisir à explorer les fonds marins, dévorant tout (vraiment tout) sur notre passage : poissons, tortues, coffres, plaques d’immatriculation... tout y passe. 

Même les humains, le joueur étant encouragé à troubler leur séance de bronzage au soleil ou leur baignade entre amis. 

Et oui, ça devient sanglant. Très sanglant, même. D’ailleurs, les fans du genre seront particulièrement bien servis à ce niveau.

Inverser les rôles

C’est d’ailleurs ce qui a capté l’attention des fans de jeux vidéo lors de l’annonce du projet, il y a déjà deux ans. Prendre les commandes d’un prédateur s’annonçait prometteur, d’autant plus qu’on nous promettait un monde ouvert à explorer à notre guise et des sévices à affliger à quiconque croise notre chemin. 

Chose promise, chose due. Maneater nous plonge dans le golfe du Mexique, aux commandes d’un jeune requin arraché à sa mère tuée par un pêcheur sans scrupules. Pour insuffler un peu de légèreté, les studios Tripwire Interactive ont bonifié le synopsis du jeu avec l’ajout d’une téléréalité entourant ledit pêcheur (narrée de manière hilarante par l’acteur Chris Parnell), que l’on suit en parallèle. Bref, jusqu’ici, tout baigne. 

Maneater
Photo courtoisie

Une expérience redondante

Là où le bât blesse, c’est que l’expérience devient rapidement redondante et, ultimement, lassante. Même si la quête de Maneater nous porte à travers sept environnements différents, leurs univers demeurent au final plutôt similaires. C’est aussi le cas des mécaniques de combat, plutôt bancales, se résumant plus ou moins à devoir appuyer de manière répétée sur un même bouton. Bonjour les crampes dans les doigts.  

Certes, le joueur peut (doit, même) faire subir au requin des mutations diverses, lui permettant d’acquérir de la maturité, mais aussi transformant son physique grâce à des ajouts pour le moins farfelus. 

Des nageoires projetant des nuages de poison ? Pourquoi pas ? Des dents électriques ? Oui, monsieur. Visiblement, les studios Tripwire Interactive ont laissé libre cours à leur imagination dans l’espoir de jazzer l’expérience. 

Le hic, c’est qu’aucune de ces mutations n’affecte considérablement ni le jeu ni la performance du joueur, n’augmentant chaque fois que très modestement la force ou les aptitudes du requin. 

Est-ce qu’on jouera compulsivement à Maneater au cours des prochains jours, voire des prochaines semaines ? Non. Mais il s’agit là d’un jeu qu’on se plaira à revisiter au moins une fois dans quelques mois. 


Maneater ★★½  

  • Est maintenant disponible sur PS4, Xbox One et ordinateur. Une sortie sur Nintendo Switch est également prévue dans les prochains mois.