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Cinq millions $ pour le sport de haute performance

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Le Comité olympique canadien (COC), le Comité paralympique canadien (CPC) ainsi que le programme À nous le podium (ANP) ont annoncé un investissement de 5 millions $ pour favoriser la reprise du sport de haute performance au pays, lundi.

Plusieurs athlètes canadiens sont contraints de mettre leur entraînement sur pause, car il n’est pas sécuritaire de pratiquer leur sport avec la pandémie de coronavirus. C’est afin de régler cette problématique que ces fonds ont été avancés.

«Ce que nous essayons de faire avec cet investissement significatif, c’est d’avoir un impact national sur le retour du sport de haute performance. Nous allons distribuer [cet argent] aux sports eux-mêmes, aux institutions sportives, aux athlètes et aux entraîneurs», a indiqué le chef de la direction du COC, David Shoemaker, lors d’une conférence téléphonique.

«La priorité, c’est que si nos athlètes reprennent l’entraînement dans tout le pays, qu’ils puissent le faire en toute sécurité pour eux, pour leurs familles et leurs communautés», a-t-il ajouté.

Ces fonds proviennent directement des poches du COC, du CPC et d’ANP.

«Nous avons trouvé cet argent dans d’autres programmes au sein de nos organisations et nous avons décidé de le mettre ailleurs pour combler des besoins plus prioritaires», a expliqué M. Shoemaker.

Le patron du COC a notamment dit que des coupes dans la promotion du sport olympique ont été faites.

«Nous allons devoir arrêter de faire ça pour un petit moment, afin de continuer de nous concentrer sur notre objectif principal, c’est-à-dire de mettre des athlètes sur des podiums», a-t-il dit.

Un groupe de travail

C’est un groupe de travail dirigé par ANP qui s’assurera de la distribution de ces 5 millions $. Cette unité devra faire des choix à savoir où ira l’argent et quelle discipline en recevra davantage.

La cheffe de la direction d’ANP n’a pas voulu se mouiller en nommant des disciplines, mais une tangente semble vouloir se dessiner.

«Les sports qui se pratiquent à l’extérieur ont plus de facilité à reprendre leurs activités, comparativement aux disciplines qui se pratiquent à l’intérieur, a-t-elle dit. Ceux-ci auront besoin de protocoles plus spécifiques, comme des méthodes de nettoyage. En ce moment, nous ne pouvons pas dire quels sports auront davantage besoin de cet argent.»

Le double

Natation Canada est l’une des fédérations qui devra faire des pieds et des mains pour que ses athlètes reprennent l’entraînement en piscine. Son directeur général, Ahmed El-Awadi, a d’ailleurs révélé qu’il s’attend à ce que les dépenses soient doublées par rapport à la normale.

«Nous devrons réduire le nombre d’athlètes pour chaque entraîneur dans nos installations, a exprimé le DG. Cela signifie qu’il y aura de nouvelles dépenses pour louer des installations et embaucher du personnel médical. Tous nos besoins présentement devraient nous coûter le double de ce que nous payons habituellement lors de la première phase du retour de notre programme sportif. Plusieurs autres sports ont le même type d’approche. Au cours des premières étapes, nous allons voir un bond significatif de nos dépenses.»