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Trudeau offre son soutien aux manifestants pacifiques contre le racisme

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OTTAWA | Le premier ministre Justin Trudeau a promis d’en faire plus pour lutter contre le racisme au Canada, lundi, et a exprimé son soutien aux manifestants pacifiques tout en dénonçant ceux qui font du grabuge.

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«Le racisme envers les Noirs, la discrimination systémique, l’injustice; ça existe aussi chez nous», a-t-il dit d’entrée de jeu en point de presse devant sa résidence de Rideau Cottage.

Écoutez l'analyse de Vincent Dessureault et Geneviève Pettersen à QUB Radio: 

Rappelant que son gouvernement a investi dans une stratégie de lutte contre le racisme de 45 millions $ jusqu'en 2022, M. Trudeau a reconnu qu’il restait beaucoup de travail à faire.

«Le statu quo où les jeunes font face à la violence à cause de la couleur de leur peau est inacceptable, a-t-il ajouté. Aucun parent ne devrait avoir à expliquer à nouveau à leurs enfants qu’eux ou leurs amis pourraient subir le racisme.»

Le premier ministre a, du même souffle, condamné les casseurs qui se sont infiltrés dans certaines manifestations qui se multiplient dans la foulée de la mort de l’Afro-Américain George Floyd, tué par un policier blanc à Minneapolis.

Interpellé par un journaliste sur le fait qu’il avait arboré le «blackface» dans sa jeunesse, M. Trudeau a insisté sur le fait que tous devaient apprendre de leurs erreurs et se poser en «alliés» dans la lutte contre le racisme.

Des fonds pour les villes

Par ailleurs, M. Trudeau a annoncé un devancement de l’octroi de 2,2 milliards $ prévu en financement aux municipalités par le biais du Fonds de la taxe sur l’essence.

L’enveloppe en matière d’infrastructure pour 2020-2021 sera donc versée en totalité dès le mois de juin, plutôt que dans deux versements qui devaient survenir plus tard.

Cette première forme d’aide aux villes est bien loin de répondre aux demandes des municipalités, qui réclament un fonds de fonctionnement d’urgence de 10 à 15 milliards $ pour le maintien de services essentiels.

«Ces montants [de 2,2 milliards $] avaient déjà été prévus dans les budgets municipaux. Ils n’aident pas à résoudre les pertes irrécouvrables de cette crise, et n’évitent pas non plus les choix difficiles que les villes et les collectivités doivent maintenant faire», a déploré le président de la Fédération canadienne des municipalités, Bill Karsten.

L’Union des municipalités du Québec a, pour sa part, qualifié la mesure d’insuffisante et rappelé que les villes n’ont pas le droit d’enregistrer des déficits.

Le premier ministre Trudeau a reconnu que la survie des services de proximité est menacée et que plus d'argent doit être versé. Il a toutefois fait valoir que le fédéral doit d’abord s'entendre avec les provinces sur la marche à suivre puisque les municipalités relèvent de leurs champs de compétence.

Ni lui ni sa ministre de l’Infrastructure, Catherine McKenna, n’ont offert d’éléments de réponse concrets pour expliquer ce qui tarde à ce chapitre.

«On n’en est pas encore là, mais nous espérons qu’on va voir les provinces qui vont reconnaitre qu’on doit travailler ensemble pour aider les municipalités», a dit Mme McKenna.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.