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Gaspor: les ingrédients et les saveurs des grands restos s’invitent chez vous

Gaspor: les ingrédients et les saveurs des grands restos s’invitent chez vous
Courtoisie Ferme Gaspor

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Le texte et le balado sur la PME Gaspor sont tout juste après ces quelques mots! 

La crise économique provoquée par la pandémie aura au moins eu l’heureuse conséquence de susciter un engouement pour l’achat local. Afin de soutenir ce mouvement, Porte-monnaie et QUB radio s’associent pour offrir une vitrine aux PME québécoises. 

De mai à juillet, deux entreprises seront choisies chaque semaine afin de se faire connaître des consommateurs sur le site du Journal de Montréal et sur les ondes de QUB radio. 

Pour ajouter votre entreprise à la liste et obtenir les détails de l’initiative #entrepreneursdici, cliquez ici!  

Gaspor est une ferme de Saint-Jérôme spécialisée dans le porcelet de lait et dont les produits sont prisés par les chefs québécois. Ils ont même trouvé une place dans les assiettes d'adresses réputées à travers le monde. Mais c’est surtout le fruit du travail de deux générations d’éleveur.  

Alors que faire quand 95% de son chiffre d’affaires provient de la vente aux restaurateurs et que tout ferme soudainement?

Dans cet épisode du balado On parle d’argent, édition spéciale #entrepreneursdici, Alexandre Aubin, éleveur porcin de deuxième génération, raconte comment lui et son équipe se sont rapidement adaptés pour garder la ferme familiale à flot. (Le lecteur du balado est au début du texte plus haut.)

🍽Pour soutenir nos clients pendant la crise, nous avons décidé de vous présenter les menus livraison et/ou Take-Out de...

Publiée par Fermes Gaspor Farms sur Vendredi 29 mai 2020

L’avant COVID-19  

Les affaires allaient rondement pour Gaspor. Au cours des dernières années, les Québécois ont pris goût pour des aliments de qualité. Il y a la culture foodie qui a explosé aussi. Et Gaspor a su bien se positionner comme l’explique Alexandre. 

«On était rendus à une étape plaisante. On avait trouvé une formule où les employés pouvaient travailler quatre jours par semaine. On avait mis beaucoup de choses en place. Les prévisions étaient bonnes.»

La quasi-totalité des revenus de Gaspor provenait de la restauration. Gaspor gagnait aussi du terrain à l’international. De grands restaurants aux États-Unis, au Japon et dans les Caraïbes faisaient partie de leur carnet de commandes. 

Selon Alexandre, il n’est pas rare que leurs produits se retrouvent sur les menus des établissements qui figurent sur différents palmarès des meilleurs restos. 

La pandémie force à revoir le modèle  

Avec la fermeture soudaine des restaurants, les revenus de l’entreprise ont drastiquement chuté. Des commandes s'annulaient et les comptes clients s’accumulaient.  

Tout juste avant les annonces de fermeture, le directeur des ventes a soulevé l’urgence d’agir pour prémunir Gaspor des contrecoups de la crise qui s’en venait. 

L’entreprise a donc décidé de s’attaquer au marché des particuliers. 

«Le 15 [mars], notre offre était déjà préparée. En l’espace d’une fin de semaine, on a complètement reviré la compagnie de bord.» 

Depuis ce virement de cap ultra rapide, tous les employés qui pouvaient travailler ont été réembauchés et on peut se procurer les produits de la ferme Gaspor sur son site web

Le délai de livraison ne dépasse pas 48 h, selon le chef de l’entreprise familiale. 

Or, changer son modèle d’affaires du tout au tout, c’est facile sur papier, mais ça exige de porter attention à une panoplie de détails qui peuvent paraître anodins.

Dans le balado, Alexandre explique comment ils ont vite réalisé que les grosses quantités, parfaites pour les chefs, n'étaient pas le format idéal pour le cuisinier amateur. 

L’après-COVID-19  

Si les choses vont relativement bien pour Gaspor, Alexandre croit que le mouvement de soutien des consommateurs envers les produits québécois doit aussi venir avec une plus grande solidarité entre les producteurs et les autres acteurs de l’industrie. 

Évidemment, il s’inquiète pour les restaurateurs. Après tout, ce sont eux qui ont permis à Gaspor de croître depuis une sa mise sur pied en 2004. 

Alexandre se demande comment ils pourront survivre en ne faisant qu’une portion de leurs revenus, 30% ou 50%, au mieux selon lui. Il veut travailler avec eux pour les aider à traverser ça, mais la partie est loin d’être gagnée.

Sinon, Gaspor poursuit son offensive sur le marché des particuliers. On parle aussi de nouveaux partenariats pour faire connaître la marque. Il y aurait peut-être même une collaboration avec un certain Ricardo.

Suivez Gaspor sur Facebook et Instagram. Pour acheter leurs produits, c'est sur leur site web que ça se passe!

 

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