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LA décision

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Imaginons un instant que Max Domi, en raison de son statut – il est un diabétique type I – songe à ne pas se présenter à l’entraînement du Canadien.

Je dis bien songe parce qu’il est un battant, que c’est un joueur qui, comme tout athlète de son âge, croit à une certaine immunité, mais il aurait raison d’être un peu troublé. Il est un joueur à risque.

Les sondages le démontrent clairement. Les diabétiques sont les plus vulnérables. Je le sais. Je suis diabétique et surtout ceux de mon âge, nous devons suivre les recommandations de nos leaders politiques et de nos professionnels de la santé à la lettre.  

Par ailleurs, Domi est jeune. Il est en grande forme. Il est aussi un vibrant orateur quand vient le temps d’informer les jeunes sur comment vivre avec cette maladie. Donc il connaît les risques.

Dans le contexte actuel, il y a un intrus qui remet tout en question. La COVID-19 est un rival qui vous fout la trouille. Domi doit sûrement écouter son entourage, même son grand ami, Mitch Marner, mentionnait que le retour au boulot comprendrait des risques « surtout pour des joueurs comme Max Domi ».

Par contre, il doit sûrement avoir en tête qu’il a une chance de faire oublier la dernière saison, qu’il affrontera Sidney Crosby et compagnie, que sa performance pourrait dicter l’allure d’une telle série et du même coup, les négociations pour une nouvelle entente prendra une nouvelle tournure. Comme je vous le mentionnais, les patineurs comme Domi carburent aux défis.

Cependant, si un joueur décide de ne pas adhérer au protocole, comment sera-t-il jugé par les amateurs et par ses homologues et surtout par ses employeurs?

Mike Foligno a été invité à se prononcer sur le sujet. Il doit lui-même composer avec une situation difficile, surtout s’il doit quitter le foyer pour une longue période. L’une de ses filles souffre d’une maladie coronarienne et, l’an dernier, il a dû s’absenter pendant quelques semaines pour demeure près de sa famille. « C’est un droit que tout individu possède et, parfois, il n’a pas beaucoup d’options. »

On réalise rapidement qu’on est bien loin d’un accord entre les deux clans. Il y a tellement de points cruciaux à discuter.

  • L’argent et les règlements au sujet de la clause « fidéicommis ».
  • La sécurité des joueurs, le dépistage, les tests, les conditions sanitaires. 
  • Les assurances que recommandent fortement les professionnels de la santé, parce qu’il y aura des risques.
  • La question de deux villes hôtesses.
  • La famille.  
  • Et les négociations entre les propriétaires et l’Association des joueurs relativement à la convention de travail.

Sans oublier le plus important. Quelles seront les recommandations des gouvernements et de leurs conseillers en santé? Quelles seront les consignes à respecter? La quarantaine? Les contrôles frontaliers?

Et, où en sont les progrès dans l’espoir d’amenuiser la présence de la COVID-19?

Gary Bettman et son groupe ainsi que les joueurs auront le mois de juin pour compléter les discussions... 

Règlement bizarre

Pourquoi ne permettrait-on pas à Alexander Romanov de rejoindre le Canadien pour le début des séries éliminatoires? La Ligue nationale s’embarque sur un terrain glissant dans ce dossier.

Après tout, n’a-t-on pas permis à Cale Makar, de l’Avalanche du Colorado, de rejoindre cette formation après avoir complété sa saison dans la NCAA? Et l’Avalanche s’apprêtait à amorcer les séries éliminatoires contre les Flames de Calgary au premier tour du tournoi printanier de l’an dernier.