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Nos selles pourraient aider à prévenir une deuxième vague

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Des chercheurs à travers le monde se penchent sur la possibilité de détecter le nouveau coronavirus dans les eaux usées pour voir venir une deuxième vague d’infections et ainsi sauver des vies.

À Syracuse, dans l’État de New York, des chercheurs ont mis au point une méthode capable de déceler la signature du virus causant la COVID-19 en collectant le contenu des égouts. D’après eux, le nouveau coronavirus n’est pas seulement détectable dans le fond du nez ou dans la salive, mais aussi dans les selles !

« Comme vous pouvez l’imaginer, il est assez difficile d’extraire l’ARN d’un virus de quelque chose d’aussi sale que les eaux usées, mais nous sommes arrivés à le faire et je suis très satisfait des résultats », annonce le microbiologiste Hyatt Green, de l’Université d’État de New York, dans une entrevue avec la chaîne de nouvelles américaine Spectrum News. Plus précisément, les eaux usées sont séparées en utilisant une centrifuge et sont ensuite purifiées puis analysées.

Pas encore parfait

Cette méthode n’est pas parfaite : parfois, la quantité de virus trouvée est faible ou inexistante et il est difficile de déterminer si c’est parce que la maladie est peu présente dans la communauté ou simplement parce que le virus a eu le temps de se décomposer ou encore qu’il a été trop dilué dans l’eau.

Les scientifiques espèrent peaufiner cette technique avant l’automne pour être en mesure de prévenir une éventuelle deuxième vague. L’objectif est de reconnaître la naissance d’une épidémie dans une ville ou un quartier donné avant même qu’elle ne se manifeste dans les hôpitaux.

Plusieurs jours, soulèvent-ils, peuvent s’écouler entre le moment où une personne est infectée par la COVID-19 et celui où elle est diagnostiquée parce que les symptômes n’apparaissent pas immédiatement et que la disponibilité des kits de dépistage n’est pas toujours suffisante. Certaines personnes sont asymptomatiques ou faiblement symptomatiques, mais tout le monde va aux toilettes quotidiennement. D’où l’intérêt d’analyser les effluents urbains.

Gagner du temps

Sans remplacer les méthodes éprouvées de dépistage des individus, cela permettrait donc possiblement de gagner un peu de temps. L’information obtenue permettrait aux dirigeants politiques de prendre des décisions plus éclairées concernant les endroits où il faut intervenir pour contenir des éclosions ou, au contraire, lorsque les résultats sont négatifs, les endroits où il est sécuritaire de redémarrer l’économie.

Aussi incongrue qu’elle puisse paraître, l’idée de détecter le coronavirus dans les eaux usées fait l’objet de plusieurs autres études, notamment en France et aux Pays-Bas. Plus près de nous, le Réseau canadien de l’eau, organisme basé à Waterloo en Ontario, a également lancé un projet pilote à ce sujet.

– Avec l’Agence QMI

Un résumé pertinent de la journée,
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