/news/coronavirus
Navigation

Dernière mise à jour :

Suivez les derniers développements
Voir les derniers chiffres >

Québec

Nombre de cas

Canada

Nombre de cas

Monde

Nombre de cas

Décès

Un restaurateur défie les règles de la santé publique et ouvre une terrasse

Laurent Proulx a déclenché un mouvement de contestation avec sa décision

Coup d'oeil sur cet article

Une vague de contestation de la fermeture forcée des terrasses s’installe au Québec après l’annonce de la décision du restaurateur drummondvillois Laurent Proulx d’accueillir des clients malgré l’interdiction de la santé publique. «On est tous écœurés», lancent des entrepreneurs qui appuient l’initiative.

Laurent Proulx, ancien conseiller municipal de la Ville de Québec, a pris la décision d’installer une terrasse dans le stationnement de son restaurant, Le Vieux Saint-Charles, dès ce jeudi. La décision s’est prise après les manifestations qui ont eu lieu à Montréal dimanche, assure-t-il. 

L'ex-conseiller municipal, Laurent Proulx
Photo d'archives, Jean-François Desgagnés
L'ex-conseiller municipal, Laurent Proulx

«C’est la goutte qui a fait déborder le vase. S’ils peuvent se réunir à 10 000 dans les rues de Montréal, je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas mettre 12 tables dans mon stationnement», questionne l’entrepreneur.

  • Écoutez l'entrevue du porte-parole de l'Association des restaurateurs du Québec François Meunier avec Jonathan Trudeau à QUB Radio:

Cette sortie à l’encontre des directives de la santé publique a trouvé écho dans la grande région de Québec, où au moins deux restaurateurs ont choisi d’emboîter le pas, dont la microbrasserie Le Corsaire, à Lévis.

«Tout le monde est écœuré. Actuellement, c’est 30 000 $ par semaine qu’on perd», insiste le propriétaire de l’endroit, Martin Vaillancourt, qui travaillera à l’organisation d’une terrasse extérieure au cours des prochains jours.

Le propriétaire de la microbrasserie Le Corsaire, à Lévis, Martin Vaillancourt (photo), préparera au cours des prochains jours un plan pour ouvrir une terrasse dans son stationnement à la suite de l’appel à se tenir debout de son confrère restaurateur Laurent Proulx.
Photo Jean-François Desgagnés
Le propriétaire de la microbrasserie Le Corsaire, à Lévis, Martin Vaillancourt (photo), préparera au cours des prochains jours un plan pour ouvrir une terrasse dans son stationnement à la suite de l’appel à se tenir debout de son confrère restaurateur Laurent Proulx.

Inaction du gouvernement

Pour expliquer leur décision, les restaurateurs citent toutes les pertes financières importantes et l’absence d’annonce du provincial pour leur industrie. 

«J’ai hâte de voir si le politique va réagir et s’enlever les doigts du nez parce que sinon, des gestes de désobéissance comme ceux-là il va y en avoir de plus en plus», insiste M. Vaillancourt.

« Il faut qu’ils s’attendent à une méchante rébellion dans la restauration », ajoute Philippe Desrosiers, propriétaire de l’Inox, sur Grande Allée. «Si ça ne bouge pas d’ici vendredi, moi j’ouvre la semaine prochaine. That’s it», confie le restaurateur, rappelant au gouvernement qu’il a «15 000 $ de frais fixes par mois à payer».

Les restaurateurs sont tous conscients d’aller à l’encontre des directives gouvernementales, mais ils assurent être prêts à en assumer les conséquences.

«En voyant ça aller à Montréal [durant la manifestation], j’ai compris qu’au Québec, tu es mieux de t’excuser après plutôt que de demander la permission si tu veux que les choses bougent», explique Laurent Proulx, prêt à recevoir une amende.

«La seule chose qui me ferait reculer, c’est s’ils s’en prennent à ma clientèle en leur donnant des tickets à eux.»

Risques minimes selon eux

Quant aux risques pour la santé de leurs clients, les restaurateurs contestataires les qualifient de minimes.

Tous assurent d’ailleurs qu’ils respecteront les consignes pour la distance entre les tables et les mesures d’hygiène et de désinfection.

«Je me demande vraiment ce qui est le pire? Manger sur une table à pique-nique à deux mètres de distance et qui est désinfectée par un bossboy entre chaque client, ou suivre les 200 autres qui se lancent dans une quincaillerie le samedi après-midi?», questionne Laurent Proulx.

«On est capable d’assainir ça assez facilement. Rendu là, ça en est juste rendu ridicule de nous empêcher d’opérer dehors si on a l’espace», ajoute Martin Vaillancourt.

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.