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Commerces & déconfinement: les prix vont augmenter encore

Les commerçants refileront la facture des adaptations et des changements sanitaires aux consommateurs

Coronavirus - Covid-19
Photo Martin Chevalier Agathe Lemieux a été chanceuse d’avoir un rendez-vous la journée même de l’ouverture des salons de coiffure situés à l’extérieur du Grand Montréal et de la MRC de Joliette, hier. Julie Demers, du Salon Vog à Saint-Hyacinthe, a pu lui refaire une beauté.

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Coiffure, dentiste, soins personnels et même épicerie : plusieurs services et produits coûteront désormais plus cher aux Québécois, un effet collatéral de la pandémie.

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Des professionnels et des commerçants ont confirmé au Journal devoir hausser leurs prix afin de couvrir les frais liés aux mesures sanitaires.

Cette nouvelle réalité se reflète déjà sur la facture des clients. Par exemple, à la Clinique dentaire Anne Bédard, à Saint-Hyacinthe, en Montérégie, on ajoute 15 $ pour une consultation avec un hygiéniste, et 30 $ pour une avec un dentiste.

« Les nouvelles normes imposées par la Santé publique requièrent des investissements importants dans chaque clinique dentaire. Pour compenser une partie de ces frais, un montant additionnel raisonnable pourrait être facturé au patient », explique le Dr Carl Tremblay, président de l’Association des chirurgiens dentistes du Québec.

L’Association des optométristes confirme avoir recommandé à ses membres une augmentation de 10 $ pour des raisons similaires.

« L’Association émet des suggestions pour guider les optométristes, mais ceux-ci peuvent les suivre ou non », souligne toutefois son président, Guillaume Fortin. 

Soins corporels

De nombreux salons de coiffure refileront également une partie de cette « taxe COVID » à leurs clients.

« Je prends moins de rendez-vous par jour pour ne pas engorger la salle d’attente. Je laisse 20 minutes entre chacun pour désinfecter. Il y a aussi tous les nouveaux équipements à acheter, comme les capes, les masques et les produits nettoyants », a justifié Julie Demers, coiffeuse au Salon VOG, à Saint-Hyacinthe.

« Tous les professionnels de soins personnels vont devoir augmenter leurs prix pour acheter les blouses, les gants, le gel désinfectant, et parce qu’ils ne peuvent plus voir autant de clients dans une journée », renchérit Nicole Lussier, propriétaire de la clinique Objectif santé bien-être, située aussi dans la ville maskoutaine.

Toilettage et épicerie

Le prix du toilettage pour animaux pourrait également augmenter, comme ce sera le cas au salon Toilettage Izanimo, à Drummondville, dans le Centre-du-Québec.

« Je n’ai pas le choix. Je dois mettre plus de temps par chien et en prendre moins à la fois », explique la propriétaire Isabelle Bergeron.

Le panier d’épicerie coûte déjà plus cher. 

« Le taux d’inflation alimentaire (3,4 %) est quatre fois plus élevé que le taux d’inflation général (-0,2 %) au Canada. Ça paraît dans le panier d’épicerie », souligne Sylvain Charlebois, directeur principal du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de la Faculté d’agriculture de l’Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse.

Selon ses prévisions, le prix du bœuf, du porc et du poulet devrait respectivement bondir de 8, 5 et 3 % cette année.

« Nous croyons que les prix vont augmenter sur les deux ou trois prochaines années », dit-il.

Le milieu de la restauration se livrera une guerre de prix à l’ouverture, mais la facture finira elle aussi par être en hausse d’ici 2021, d’après M. Charlebois.

– Avec Cédérick Caron et Catherine Genest, Agence QMI

Quelques services qui pourraient augmenter leurs tarifs    

  • dentiste  
  • optométriste  
  • coiffeur  
  • esthéticienne  
  • toiletteur pour animaux  
  • restaurateur  
  • épicier  
  • (d’autres pourraient s’ajouter)    

Les commerçants et professionnels sont libres d’ajuster leurs prix en raison des frais occasionnés par la mise en place de mesures sanitaires.

Tout le monde s’adapte  

Ruée chez le barbier

Coronavirus - Covid-19
Photo Erika Aubin

Au moins une dizaine de clients faisaient la file hier matin, certains depuis 7 h 30, au Salon les galeries, à Saint-Hyacinthe, pour se faire couper les cheveux et tailler la barbe.

« Je ne sais pas si ma coiffeuse, Hélène, va me reconnaître », a lancé Gaétan Dubé, en pointant sa chevelure. 

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Photo Erika Aubin

L’homme a attendu 1 h 15, en respectant une distance de deux mètres, pour se refaire une beauté capillaire.

– Erika Aubin, Le Journal de Montréal

Un « rabais sanitaire »

Coronavirus - Covid-19
Photo Jean-François Desgagnes

Si quelques commerçants ont pris la décision d’ajouter des « frais sanitaires » à leurs factures, certains comme TPM Hobby & Collection, à Fleur de Lys, à Québec, ont fait totalement l’inverse.

Les clients qui entreront désormais dans le magasin avec un masque sur le visage se verront offrir un rabais d’un dollar sur les produits qu’ils achèteront.

« Je leur offre cette petite promotion pour rendre [les mesures] moins lourdes. On ne veut pas écœurer le monde, ils ne sont pas obligés d’en avoir un. Mais c’est un petit incitatif supplémentaire pour être solidaire », explique le propriétaire de l’établissement, Jean-Pierre Samson.

– Jérémy Bernier, Le Journal de Québec

Coiffeurs au poste dès minuit

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Photo Catherine Bouchard

Les propriétaires du salon Folio Coiffure, chemin Saint-Louis, à Québec, avaient hâte de recommencer !

Elles ont relancé leurs activités en grand en reprenant les ciseaux dès 00 h 01, hier. Tapis rouge et ballons attendaient les clients pour un véritable marathon de coiffure qui a duré 16 h. 

Le coiffeur Hamash a lui aussi accueilli son premier client à 00 h 01, hier. 

« C’était symbolique », indique le coiffeur, précisant du même souffle qu’il n’a pas travaillé toute la nuit.

Il a repris le boulot hier matin avec les nouvelles normes imposées par la santé publique. Il fonctionne désormais avec une prise de rendez-vous afin de pouvoir respecter les normes d’hygiène.

– Catherine Bouchard, Le Journal de Québec

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.