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Les vols internationaux à vos risques et périls, sans assurance voyage

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Les voyageurs qui espèrent profiter de la reprise prochaine des vols internationaux d’Air Canada pour se remettre au tourisme devront accepter de le faire à leurs risques et périls, probablement sans assurance voyage.

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C’est du moins ce que nous ont confirmé les compagnies d’assurance à qui nous avons pu parler hier. De leur avis général, et malgré tout ce qu’on peut entendre sur le sujet : l’heure n’est pas du tout à la reprise du tourisme international. 

« Tant qu’Ottawa, à travers le site d’Affaires mondiales Canada, recommandera aux Canadiens d’éviter tout voyage international non essentiel, ce sont là des séjours que nous ne pourrons malheureusement assurer », nous a confirmé Pierre-Olivier Fortin, porte-parole de CAA-Québec. 

Même message de prudence à la clientèle de la part de la compagnie d’assurance voyage Croix Bleue du Québec. 

« Depuis le début de la pandémie, nous avons suspendu la vente de toute assurance voyage pour des séjours à l’étranger, confirme sa porte-parole, Josiane Cousineau. Ce n’est pas que nous ne voudrions pas, c’est que dans la situation actuelle, nous ne pourrions tout simplement pas assurer la protection de nos clients à l’étranger. »

Air Canada ne répond pas

Air Canada a annoncé le 22 mai un horaire estival d’une centaine de destinations canadiennes et internationales, dont Londres, Paris, Bruxelles et Rome, tous des pays parmi les plus frappés par la COVID-19. Le transporteur dessert aussi la plupart des grandes villes américaines, dont plusieurs, comme New York, tentent toujours d’endiguer la pandémie. 

Le hic : malgré ces offres de transporteurs, les compagnies d’assurance n’ont aucune intention d’assurer les voyages de Canadiens vers ces destinations. 

« Pas plus qu’ils ne le font pour l’Irak ou l’Afghanistan, pour d’autres raisons », nous a confirmé un spécialiste de l’industrie.

Questionnée sur la situation, la porte-parole d’Air Canada n’a pas rappelé Le Journal, contrairement à son engagement à le faire. 

« Seule une révision de l’avis aux voyageurs d’Ottawa pourrait mener les assureurs à revoir leur position, affirme la représentante de la Croix Bleue. Et même là, rien ne dit que tous accepteraient d’assurer contre le risque d’infection à la COVID. »