/news/politics
Navigation

[VIDÉO] Ça joue dur à l’Assemblée nationale

Piqué par Legault, Bérubé claque la porte du Salon bleu

[VIDÉO] Ça joue dur à l’Assemblée nationale
Photo Simon Clark

Coup d'oeil sur cet article

Le chef péquiste, Pascal Bérubé, a claqué la porte du Salon bleu après avoir qualifié de «minable» le comportement du premier ministre, qui l'a accusé de vouloir «tuer le tourisme» au Bas-Saint-Laurent.

• À lire aussi: COVID-19: quatre annulations d'escale cet automne à Sept-Îles

• À lire aussi: Les vols internationaux à vos risques et périls, sans assurance voyage

Si le déconfinement des sports d’équipe se fait encore attendre, force est de constater que les hostilités et l’acrimonie sont de retour à l’Assemblée nationale, après une longue trêve de partisanerie.

Durant la période de questions, le chef du troisième groupe d’opposition a mis le feu aux poudres en remettant en question les fondements scientifiques de certaines décisions prises par le gouvernement à l’égard du déconfinement.

Barrages routiers

« Il est fondamental pour la population de connaître les décisions qui relèvent de la santé publique et celles qui relèvent du politique », a soutenu le chef péquiste, en citant à titre d’exemples le report au 1er septembre de la réouverture des écoles à Montréal et le retrait des contrôles routiers en région.

Plusieurs experts ont entre autres exprimé leurs inquiétudes face au démantèlement hâtif de ces barrages policiers, a rappelé M. Bérubé, qui s’appuie sur un avis écrit du conseil des médecins du CISSS du Bas-Saint-Laurent transmis au premier ministre et au directeur national de santé publique, Horacio Arruda.

[VIDÉO] Ça joue dur à l’Assemblée nationale
Capture d'écran PDF

« Comme pour le déconfinement de Montréal, le gouvernement prend à nouveau un pari risqué », a déclaré le député de Matane-Matapédia.

«Minable» et «inacceptable»

Visiblement irrité, François Legault a accusé M. Bérubé de vouloir « tuer le tourisme » dans sa région.

[VIDÉO] Ça joue dur à l’Assemblée nationale
Photo Simon Clark

« Le chef du Parti québécois vient nous dire qu’il ne souhaite pas que les gens de Montréal aillent dans les hôtels, dans les auberges du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie », a renchéri le chef caquiste.

« C’est minable », a réagi M. Bérubé, hors micro, avant de quitter l’enceinte du Salon bleu en frappant sur son bureau.

« C’est inacceptable, irrespectueux », a riposté le leader parlementaire caquiste, Simon-Jolin Barrette.

<b>Simon Jolin-Barrette</b><br /><i>Leader parlementaire</i>
Photo Simon Clark
Simon Jolin-Barrette
Leader parlementaire

 La scène a semé l’émoi au sein de la députation, qui siège en nombre réduit. Le président de l’Assemblée nationale, François Paradis, n’a pas manqué de multiplier les rappels au respect, alors que débutait la session intensive.

« Je vous invite, tous et toutes, à faire en sorte que cette journée d’aujourd’hui ne se reproduise pas », a déclaré M. Paradis, en fin de séance.

« Je n’accepte pas qu’on m’accuse de vouloir nuire aux miens », a plus tard expliqué dans un tweet le chef par intérim du Parti québécois, Pascal Bérubé.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.