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Vacances pour les infirmières: la FIQ dénonce des «employeurs récalcitrants»

hôpital Pierre-Boucher
Photo d’archives

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Des infirmières qui réclament leurs vacances cet été, et qui pour plusieurs n’ont eu aucune confirmation à cet effet jusqu’à maintenant, ont fait un coup d’éclat devant l’Institut de Gériatrie à Montréal, mardi matin. 

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Un campement a été érigé vers 6 h le matin devant l’établissement de santé, et devait y rester jusqu’à jeudi.

Les infirmières et autres professionnels de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) réclament ce droit aux vacances, alors qu’elles ont travaillé d’arrache-pied au cours des dernières semaines en raison de la pandémie.

«Camping forcé, c’est ici qu’on passe l’été», dit leur slogan, symbolique du fait que les infirmières vont probablement passer la saison estivale au travail dans les CHSLD et les hôpitaux.

La ministre de la Santé, Danielle McCann, avait pourtant confirmé en point de presse que les infirmières auraient droit à deux semaines de vacances cet été.

Toutefois, puisqu’il n’y a pas d’arrêté ministériel, la directive ne semble pas s’appliquer partout, dénonce la FIQ.

Quelques employeurs sont récalcitrants, notamment deux sur l’île de Montréal, a fait savoir une porte-parole en entrevue à TVA Nouvelles. D’autres se situent dans les Laurentides, la Capitale-Nationale, la Montérégie, et le Bas-Saint-Laurent.

«Ce sont des situations inacceptables. Elles sont au front depuis le début de la crise, elles ont besoin de vacances, de repos», a-t-elle soutenu en entrevue.