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Ils ne travaillent qu'une journée par mois grâce à l'autosuffisance

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Au cœur de la forêt québécoise, dans un lieu tenu secret, Jonathan et Caroline visent une autosuffisance complète, tant alimentaire qu'énergétique. Ils se sont volontairement placés à l'extérieur de la société de consommation, n'ayant besoin de travailler qu'un jour par mois pour répondre aux exigences monétaires de leur mode de vie.  

Une question très simple de Jonathan illustre bien le fondement de leur pensée : « Si une catastrophe nous frappe, une guerre ou quelque chose du genre, qui est capable de se nourrir par lui-même? »

Photo Jules Falardeau

Au premier abord, leur mode de vie peut s'apparenter à celui des survivalistes. Ils se définissent plutôt, à la blague, comme des « vivalistes ». En fait, ils voudraient être des citoyens pleinement autonomes. Selon eux, leur empreinte écologique est très basse : leur panneau solaire leur fourni ce qu'ils ont besoin en électricité, mais ils aimeraient en faire encore plus, en se débarrassant éventuellement de leur poêle au propane et de leurs outils électriques. 

« Toute la technologie dont on a besoin présentement, j'aimerais la sortir de ma vie », me confie Jonathan.

Le jeune couple a poussé son désir d'autonomie alimentaire à un niveau supérieur. Bien sûr, ils plantent leurs fruits et légumes et font leurs propres conserves avec le produit de leur cueillette, mais ils connaissent aussi les valeurs nutritives de la flore québécoise. 

Photo Jules Falardeau

« L'intérieur de l'écorce du sapin, c'est très bon à manger. Les bourgeons sont très protéinés et vitaminés », affirme Jonathan. 

Pour sa part, Caroline ajoute qu'il faut toujours être prudent avec ce que l'on cueille pour éviter les mauvaises surprises : « Par exemple, le maïanthème est un fruit comestible, mais la fleur rendra malade celui qui la mange. »

Photo Jules Falardeau

Photo Jules Falardeau

À la base de leur mentalité, on retrouve la récupération et le do it yourself (DIY). Ils ont bâti leur atelier à partir de bois de palette, fabriquent des bancs de cuir avec des peaux d'animaux et tressent même leurs propres paniers ou leurs propres cordes. Jonathan me concède que c'est un mode de vie qui n'est pas compatible avec les exigences d'un travail « normal » : « Ça prend de la disponibilité. On a commencé par éliminer le plus de choses qui nous coûtaient de l'argent pour pouvoir se débloquer du temps. » 

  • Écoutez l'entrevue avec Jonathan, qui tente de vivre en autosuffisance complète, à QUB Radio:  

Leur mode de vie peut sembler utopique pour certaines personnes, mais pour Jonathan et Caroline, un retour en arrière n'est pas envisageable. Ils aspirent même à vivre un jour dans une communauté basée sur le troc et l'échange de services. Selon eux, une situation de crise comme celle de la COVID-19 met en évidence les limites de notre système. Ils croient qu'on devrait profiter de cette période, individuellement ou collectivement, pour repenser notre façon de vivre et de consommer.

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