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De la neige à la chaleur accablante en quelques jours

Le mercure en dents de scie du mois de mai a atteint des extrêmes jamais vus

canicule
Photo d’archives, Jonathan Tremblay Des Montréalais ont profité du beau temps le 26 mai (32,8 degrés Celsius) pour aller à la plage Verdun, même si elle était fermée.

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Le mois de mai en a fait voir de toutes les couleurs aux Québécois, battant à la fois des températures records de froid et de chaleur en seulement quelques jours.

« Dans les 50 dernières années, ça ne s’est jamais produit d’avoir un contraste aussi marqué en mai », précise le météorologue André Cantin, d’Environnement Canada.

« De la neige en mai, suivie d’une canicule en mai, c’est exceptionnel », renchérit André Monette, de MétéoMédia. 

Séparément, les deux événements n’ont rien de trop inhabituel, dit-il. Mais ils sont survenus en seulement quelques jours et dans plusieurs régions du Québec.

Malgré les énormes écarts de froid et de chaleur, la température moyenne pour tout le mois de mai tombe « pile sur la normale » de 13,4 degrés Celsius, remarque M. Cantin.

Montréal a néanmoins connu sa deuxième journée la plus chaude jamais enregistrée le 27 mai, avec un maximum de 36,6 °C. C’est un sommet pour un mois de mai, mais également pour juin et juillet.

Des records partout

Des records mensuels ont aussi été battus à Québec, à Sherbrooke, à Val-d’Or et à Gatineau, notamment. Avec l’humidex, les températures ressenties ont atteint des pics jamais vus en mai, alors que le mercure avait chuté sous zéro presque partout.

« Ça a vraiment affecté tout le Québec », indique M. Monette concernant la vague de chaleur.

Le mois de mai a été très sec, avec seulement 34 mm de pluie, alors que la normale est de 81 mm, indique Environnement Canada.

Le contraste aussi marqué dans la météo est « relié à la position du courant-jet qui était plus au sud et qui est remonté brusquement vers le nord », selon André Cantin.

« C’est toujours difficile de dire qu’une journée très chaude est causée par des changements climatiques », souligne Christopher McCray, candidat au doctorat en sciences atmosphériques et océaniques à l’Université McGill.

Plus chaud la nuit

« Mais c’est tellement exceptionnel une chaleur aussi élevée en mai, que ça laisse croire qu’il y a eu un effet des changements climatiques, qui auraient pu exacerber la chaleur », poursuit le chercheur.

Il s’inquiète surtout de voir les températures minimales rester élevées la nuit, offrant ainsi peu de répit face à la chaleur accablante. 

« C’est très rare pour le mois de mai, mais les modèles climatiques nous montrent que la chaleur sera plus présente la nuit à l’avenir », dit-il. 

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