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La Chaufferie : Après une pause «purell», c’est le retour aux spiritueux pour cette PME

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Le texte et le balado sur la distillerie La Chaufferie sont tout juste après ces quelques mots.

La crise économique provoquée par la pandémie aura au moins eu l’heureuse conséquence de susciter un engouement pour l’achat local. Afin de soutenir ce mouvement, Porte-monnaie et QUB radio s’associent pour offrir une vitrine aux PME québécoises.

De mai à juillet, deux entreprises seront choisies chaque semaine afin de se faire connaître des consommateurs sur le site du Journal de Montréal et sur les ondes de QUB radio.

Pour ajouter votre entreprise à la liste et obtenir les détails de l’initiative #entrepreneursdici, cliquez ici!

La distillerie La Chaufferie c’est l’histoire d’un groupe de neuf amis s’étant donné comme mission de produire des spiritueux (gin, rye, vodka) de qualité exceptionnelle à partir d’ingrédients du terroir québécois. C'est dans un bâtiment d’époque magnifiquement restauré à Granby que l’entreprise fabrique ses produits et accueille sa clientèle.

Dans ce balado, les actionnaires Patrick Lemay et Vincent Van Horn, qui est aussi le maître-distillateur de l’entreprise, nous racontent l’histoire de La Chaufferie. 

Ils expliquent aussi comment est venue l’idée de se mettre à la production de désinfectant de style Purell pour passer la crise et faire œuvre utile.  

Finalement, ils abordent des moyens que le gouvernement et la SAQ pourraient prendre pour mieux soutenir les spiritueux québécois, notamment en réduisant les nombreuses contraintes administratives et réglementaires. 

Voici quelques points saillants de l’entrevue. Pour connaître le reste, écoutez le balado!

Une année d’expansion sur la glace 

Patrick : «Pour 2020, on voulait développer les ventes. On avait rodé la place et on avait mis en place des gens pour y travailler. On allait se concentrer sur les ventes pour gagner des parts de marché. On a l’équipement et le talent pour faire des produits qui se démarquent. On était justement en au Vinexpo en France à la mi-février. On a tissé de super bons liens, qui on souhaite, vont aboutir quand même, malgré la petite pause temporaire. Mais on voyait qu’on avait le vent dans les voiles.»

Une idée pour survivre à la crise   

Avec l’annonce récente du gouvernement provincial concernant l’ouverture prochaine de plusieurs secteurs d’emplois, ...

Publiée par Distillerie de la Chaufferie sur Mercredi 29 avril 2020

À la mi-mars, les mesures de confinement sont annoncées et la Chaufferie doit fermer son bar et réduire sa production habituelle. 

Patrick : «J’ai appelé Vincent “Hey Vincent, peut-être qu’on pourrait faire du Purrell!” Il m’a dit “On ne perdra pas notre temps à faire ça.” Quatre jours plus tard,il faisait du désinfectant parce qu’un autre de nos partenaires avait proposé la même idée.» 

Vincent : «On a annoncé qu’on ferait une petite batch pour le donner aux gens autour de nous. Parce que moi, honnêtement, je ne pensais pas que la pénurie [de désinfectant] était si grande. Tout d’un coup, le téléphone a sonné pendant quatre jours sans arrêt, avec du monde de partout qui en cherchait. De là, on a dû faire approuver notre produit par Santé Canada.»

Un système à revoir?  

Maintenant qu'un certain retour à la normale se met en branle, les deux actionnaires croient que la SAQ pourrait alléger certains processus afin de donner un coup de main aux distilleries locales. Ils donnent l’exemple de l’interdiction de vendre leur alcool sur place sans qu’ils aient à passer entre les mains de la SAQ. 

Patrick «On n’a pas le droit de vendre nos spiritueux directement à des restaurateurs [ou à notre bar]. On a donc notre propre bar où l'on produit l’alcool sur place de l’autre côté du mur dans le même immeuble, mais on doit envoyer les bouteilles au centre de distribution de la SAQ à Montréal. La SAQ de Montréal les renvoie ensuite à la SAQ de Granby. Et on va les chercher à la succursale de Granby pour finalement les ramener à notre bar.»

Vincent : «La prix de la SAQ représente un multiplicateur de trois. Donc si notre bouteille se vend 48 $, on reçoit 13 $. Ce qui est explicable avec la grande vitrine qu’offrent les magasins de la SAQ. Mais quand on la vend chez nous à la distillerie et que quelqu’un l’achète directement, la SAQ ne lui a jamais vraiment touchée. Mais elle prend quand même plus d’argent que nous sur la bouteille. Ça serait un petit changement qui représente une petite quantité d’argent pour eux, mais ça changerait la game entièrement pour nous.»

Pour connaître les produits de La Chaufferie et la soutenir, allez sur son site web, ou suivez l'entreprise sur Facebook et Instagram.

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