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Les propriétaires des parcs aquatiques mécontents contre Isabelle Charest

Les propriétaires des parcs aquatiques mécontents contre Isabelle Charest
Photo le Journal de Québec, Jean-François Desgagnés

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TERREBONNE – Les propriétaires des parcs aquatiques du Québec sont en colère, car le gouvernement Legault leur interdit de rendre leurs piscines accessibles, malgré l’annonce, jeudi, de la réouverture de tous les lieux de baignade extérieurs à compter du 8 juin prochain.

Le Regroupement des parcs aquatiques du Québec (RPAQ) dit que la décision de la ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, est une injustice et «laisse un goût amer» à ses membres, dont Village Vacances Valcartier ainsi que les parcs aquatiques de Sommet Saint-Sauveur et de Bromont, montagne d’expériences.

Le RPAQ souhaite qu’on lui explique, ainsi qu’aux Québécois, quelle est la différence entre les piscines exploitées par ses membres et les piscines publiques et privées, et rappelle qu’il a déposé un plan de sécurité sanitaire le 25 mai dernier.

«Nous étions remplis d’espoir avec l’annonce d’aujourd’hui et, maintenant, nous ne savons plus à quoi nous en tenir pour cet été. Le gouvernement doit rectifier l’iniquité de la situation dans les plus brefs délais, les emplois et la survie des parcs aquatiques en dépendent», a dit Yves Juneau, porte-parole du RPAQ, qui compte neuf membres.

«C’est incompréhensible que nous puissions ouvrir la piscine de notre camping, mais pas les bassins du parc aquatique qui se trouvent à quelques pas l’un de l’autre! Comment expliquer cette situation à nos clients?», a dénoncé Sylvain Lauzon, président et chef des opérations du Groupe Calypso Valcartier.

«L’expertise des exploitants de parcs aquatiques est indéniable», a dit Nadine St-Amant, propriétaire du Super Aqua Club de Pointe-Calumet.

«Je n’ai pas d’autre mission d’entreprise que celle d’offrir un site de baignade et de divertissement sécuritaire, a-t-elle poursuivi. Avec la présence de sauveteurs certifiés, le règlement et les normes que nous avons élaborés dans le plan de sécurité sanitaire déposé à la Santé publique du Québec, il n’y a aucune raison que nous soyons exclus de l’annonce gouvernementale d’aujourd’hui.»