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Le magazine Voir ferme ses portes

Après Téo Taxi, Alexandre Taillefer subit un autre échec

POL-TAILLEFER-PLQ
Photo d'archives, Agence QMI Alexandre Taillefer a été recruté par l’ex-premier ministre Philippe Couillard afin de présider la campagne électorale du Parti libéral du Québec en 2018.

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En pause depuis mars en raison de la COVID-19, le magazine Voir qui appartient entre autres à l’homme d’affaires Alexandre Taillefer ferme définitivement ses portes.

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 « C’est un journal qui a changé le ton journalistique au Québec », lance l’ex-rédacteur en chef de Voir, Richard Martineau, qui y a passé 20 ans. 

« Il a traité la politique avec un ton irrévérencieux et le culturel avec sérieux », poursuit celui qui est chroniqueur au Journal.

Fondé en 1986 par Pierre Paquet, Voir fait maintenant partie du groupe Mishmash Média, propriété de XPND Capital, qui a pour associé principal l’ex-président de campagne du Parti libéral du Québec (PLQ) Alexandre Taillefer. Le groupe possède aussi L’actualité.

À la mi-mars, Voir avait déjà mis à pied sept personnes en raison des spectacles annulés à cause de la pandémie. Il prévoyait reprendre ses activités à l’automne.

« Notre modèle d’affaires repose grandement sur l’industrie culturelle, qui est gravement touchée par la crise et qui n’investira pas dans le projet Voir dans un avenir immédiat », peut-on lire dans une note interne qui a circulé hier et dont le 24 Heures a obtenu copie.

Ce n’est pas la première fois que les entreprises de XPND Capital connaissent des difficultés financières.

L’an dernier, Téo Taxi a mis fin à ses activités. Quand l’entreprise s’est placée à l’abri de ses créanciers, elle et sa société mère, Taxelco, traînaient des dettes de 25 millions de dollars. 

Déjà malade

« La COVID-19 a achevé Voir, mais Voir était déjà malade. La pandémie n’a qu’accéléré sa mort », souligne le professeur en journalisme de l’Université du Québec à Montréal, Jean-Hugues Roy.

« La publicité ne peut plus financer l’information. Il faut se trouver de nouveaux modèles d’affaires », martèle-t-il.

Même s’il est passé à autre chose, le chroniqueur Richard Martineau, qui a signé le texte d’ouverture du premier numéro de Voir, n’a que de bons mots pour le magazine.

 « Beaucoup de journalistes de La Presse, Radio-Canada, Le Devoir et du Journal ont fait leurs premières armes là », se souvient Richard Martineau.

Alexandre Taillefer n’a pas donné suite à notre demande d’entrevue hier.

–Avec Camille Dauphinais-Pelletier et Gabrielle Morin-Lefebvre, Agence QMI

Un résumé pertinent de la journée,
chaque soir, grâce aux diverses
sources du Groupe Québecor Média.