/news/society
Navigation

L’éducation pour lutter contre le racisme

Denis Coderre
Photo Chantal Poirier Ali Nestor. Ancien boxeur

Coup d'oeil sur cet article

L’histoire des Noirs et de la lutte pour les droits civiques devrait être enseignée à l’école, soutiennent des experts.

• À lire aussi: Trump évoque «un grand jour» pour George Floyd et crée la polémique

• À lire aussi: Michael Jordan fait un don de 100 millions $

• À lire aussi: Justin Trudeau s'agenouille lors d'une manifestation antiraciste

• À lire aussi: Manifestation contre le racisme: le patron du SPVM ouvert à y participer

« Pleins d’étudiants ne connaissent pas l’histoire de l’esclavagisme à l’université. Il faut rendre cette histoire visible et audible. Il faut que les manuels scolaires la reconnaissent », soutient Lilyane Rachédi, professeure au département de travail social de l’Université du Québec à Montréal (UQAM). 

Comme elle, Ali Nestor, ancien boxeur et fondateur de l’organisme Les princes de la rue, estime qu’il y a un énorme manque d’éducation. 

« À l’école, on est supposé éduquer les élèves à tout ce qui a rapport au racisme, à l’esclavage, mais l’école ne le fait pas », regrette-t-il. 

De son côté, la professeure de sociologie à l’UQAM et spécialiste du racisme, Maryse Potvin, soutient que certains profs ne se sentent pas outillés pour répondre à ces questions, notamment « par peur que ça dérape dans la classe ».

élever le débat

Selon elle, pour que les jeunes puissent être mieux éduqués sur ces questions, il faut que les enseignants se sentent plus en confiance pour élever le débat dans les classes pour développer l’esprit critique. 

Selon elle, les futurs professeurs devraient avoir des cours obligatoires sur la diversité. Mais il faut aussi que plus de cours et de contenus soient obligatoires et inscrits dans le programme de l’école québécoise.

« Il faut des remèdes systémiques pour lutter contre le racisme systémique. Il ne faut pas juste des bonnes paroles, il faut que ça s’incarne dans des programmes ou encore dans des projets sur le terrain », indique Mme Potvin.