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5 façons de manger plus local

Le chef Arnaud Marchand partage ses astuces pour manger plus d’aliments d’ici

5 façons de manger plus local

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Les aliments du Québec sont des joyaux sur lesquels les producteurs et les transformateurs québécois travaillent sans relâche. Si plusieurs en imaginaient vaguement l’existence, ils sont aujourd’hui heureux de compter sur cette valeur sûre qu’est l’alimentation locale.

Or, ce n’est pas tout d’être fier d’une industrie alimentaire aussi abondante et variée. Encore faut-il l’encourager au moment de faire les courses et de cuisiner. Pour y arriver, Arnaud Marchand, chef propriétaire de Chez Boulay – Bistro boréal, à Québec, nous partage ses coups de cœur et ses astuces pour consommer davantage de produits d’ici.

Vérifier la provenance des aliments   

De l’avis d’Arnaud Marchand, porte-parole d’Aliments du Québec, les Québécois démontrent une belle sensibilité aux aliments d’ici. « Depuis quelques années déjà, je remarque que les gens portent de plus en plus attention aux produits québécois. Ils vérifient la provenance des aliments. Ils changent tranquillement leurs habitudes de consommation. Avec la situation actuelle, cela s’est même accentué.» 

Aliments du Québec facilite d’ailleurs la tâche grâce aux logos d’identification clairs posés sur les tablettes des épiciers ou directement sur les emballages des produits. Qu’il s’agisse du logo Aliments du Québec ou Aliments préparés au Québec, les consommateurs sont assurés qu’une certification locale a été accordée à ces produits québécois dûment vérifiés. 

Rechercher l’alternative bien d’ici  

Le chef, qui ne tarit pas d’éloges envers les aliments d’ici, invite les Québécois à remplacer des produits étrangers achetés par habitude par ceux venant du Québec. 

«Il y a quelques années, la cuisine italienne était très populaire. Depuis, les gens utilisent fréquemment l’huile d’olive et le vinaigre balsamique, explique-t-il. Mais il existe des produits d’ici qui sont tout à fait délicieux, comme l’huile de chanvre, l’huile de tournesol grillé qui a un goût torréfié complètement hallucinant, l’huile de canola grillée qui remplace bien l’huile de sésame ou encore le vinaigre de cassis de l’île d’Orléans.»

Pour Arnaud Marchand, toutes les occasions sont bonnes pour substituer. «Lorsque j’ai voulu adapter les tartares à la cuisine nordique, je me suis beaucoup questionné sur la façon d’obtenir de l’acidité sans ajouter de citron ou d’agrumes venus d’ailleurs. Puis j’ai découvert les vinaigres d’ici et toute la complexité de leurs saveurs. Les vinaigres de framboises, de gadelles ou de cidre offrent une profondeur boisée impressionnante selon le fût dans lequel ils sont élevés. Ça a complètement changé ma cuisine. », confie-t-il.

Quant aux fruits et légumes, pour le chef, il va de soi de manger ce que les saisons produisent le meilleur, même en janvier : «J’ai été surpris l’hiver dernier à quel point les framboises produites en serre sont fantastiques. L’été, on a plusieurs petits fruits d’ici comme les baies d’argousier, les camerises et les bleuets dont on peut préserver la fragilité en les congelant. Pensons aussi aux asperges du Québec qui ne sont pas comparables à ce qu’on retrouve le reste de l’année. Celles produites ici sont hallucinantes et délicieuses. Il vaut la peine de faire des réserves ! »

Revoir le contenu du panier d’épicerie  

Si le chef reconnait qu’il faut aujourd’hui débourser un peu plus pour faire les courses de manière générale, il souligne combien la qualité des produits d’ici est au rendez-vous. Cela est d’autant plus vrai en saison alors que les produits québécois, qui ne coûtent pas plus cher que des versions importées, débordent de saveurs.

Quant aux produits plus fins, il propose un exercice axé sur la qualité : « On met parfois dans le panier des aliments insipides de mauvaise qualité, comme des biscuits bon marché. En revisitant le contenu du panier, cela fait de la place pour de bons produits québécois qui ajoutent véritablement de la saveur aux plats comme une bonne huile de la Maison Orphée qui durera plusieurs semaines. » 

Adapter les habitudes en cuisine  

Il faut parfois changer quelques habitudes afin d’intégrer plus d’aliments du Québec à ses recettes. Arnaud Marchand assure que le jeu en vaut la chandelle, tant dans la cuisine des chefs que dans celle des Québécois.

En cela, le marché en ligne Maturin et l’outil de recherche du site d’Aliments du Québec se révèlent très utiles. « Je suis toujours à l’affut de nouveaux produits et de nouveaux producteurs locaux. Ces outils me donnent une certaine proximité avec eux. Ça me permet d’essayer de nouveaux produits et surtout de commander en ligne.» explique le chef.

À la maison, on peut aussi pousser la curiosité jusqu’à essayer des recettes 100% du Québec ou encore opter pour un petit coup de pouce avec les boîtes repas prêts à cuisiner. « Cook it propose une recette spéciale Aliments du Québec. C’est une belle façon de plonger dans l’univers du goût québécois et de se l’approprier à travers une recette développée par un chef, explique Arnaud Marchand. Il s’agit d’une approche réconfortante, rapide et efficace – d’une part parce que la boîte a un rapport qualité-prix très honnête, mais aussi parce qu’elle permet aux gens pressés de gagner du temps et aux curieux d’explorer les saveurs en petites quantités. »

Raconter l’histoire de Vincent, Marie-France, Léandre...  

Au sein de la production agroalimentaire locale, il n’y a pas que le produit. En choisissant un aliment d’ici, les Québécois contribuent également à l’histoire de ses transformateurs et de ses producteurs.

« C’est une roue qui tourne, explique le chef. Dès qu’on choisit un produit québécois, les producteurs le ressentent tout de suite. En plus de dynamiser l’économie locale, on leur permet de prolonger la recherche et le développement d’aliments d’ici. »

Ces producteurs, Arnaud Marchand les appelle affectueusement par leur prénom, car ils sont depuis des années ses alliés en cuisine. « En tant que chef, on rencontre de nombreux producteurs. On en apprend plus sur leur réalité, leur savoir-faire, leur histoire. C’est ce qu’on partage aux gens à travers nos plats. Enfin, on espère qu’une fois que les clients ont goûté et découvert un produit chez nous, ils le remarquent ensuite au supermarché et le choisissent. », lance-t-il à la fois comme un souhait, mais aussi comme une invitation sincère aux Québécois. 

Pour découvrir les 22 000 Aliments du Québec, des recettes pour les mettre en valeur et leurs producteurs, visitez le alimentsduquebec.com.

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