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800 étudiants de plus au collège anglophone Dawson

Le projet d’agrandissement a été mis sur la voie rapide par Québec

FD-FUSILLADE COLLÈGE DAWSON
Photo d'archives, Agence QMI Collège Dawson

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L’agrandissement du collège anglophone Dawson, qui fait partie des projets d’infrastructure prioritaires du gouvernement Legault, permettra à l’établissement d’accueillir environ 800 étudiants supplémentaires au cours des prochaines années.

Cet établissement anglophone situé à Montréal, qui accueille présentement environ 8000 étudiants, est plein à craquer depuis des années.

Il y a cinq ans, le ministère de l’Éducation a reconnu que son déficit d’espace était d’environ 10 000 mètres carrés. À l’étude depuis l’an dernier, cet agrandissement fait maintenant partie des 202 projets d’infrastructure mis sur la voie rapide par Québec dans le cadre du projet de loi 61.

Ce projet a été bonifié au cours des derniers mois pour tenir compte de la hausse du nombre d’étudiants anticipée dans le réseau collégial au cours des prochaines années. D’ici 10 ans, le réseau collégial pourrait compter 37 000 étudiants supplémentaires, selon des documents budgétaires dévoilés en mars.

Le directeur général, Richard Filion, se réjouit que ce projet ait été mis sur la voie rapide. Il est cependant trop tôt pour savoir quels seront réellement les impacts de cette démarche. «Si on peut sauver un an sur notre échéancier, je serai bien content», lance-t-il.

La construction d’un nouveau pavillon permettra d’y regrouper plusieurs formations dans le domaine de la santé.

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«Opportunité inespérée»

Alors qu’en début d’année des voix se sont élevées pour réclamer l’élargissement de la loi 101 au collégial, le directeur général du cégep Dawson défend haut et fort le projet d’agrandissement de son établissement anglophone, qui accueille 40% d’étudiants francophones, dont des allophones francisés grâce aux effets de la loi 101.

«Pour la grande majorité de la population, c’est une opportunité inespérée parce qu’ils ne peuvent pas se payer des camps de vacances en immersion en anglais en Ontario ou dans le nord des États-Unis, ils n’ont pas l’argent pour ça. Il faut penser à l’étudiant là-dedans.»

Selon M. Filion, il faut cesser d’accuser les cégeps anglophones d’être responsables de la «présumée anglicisation» de Montréal et se pencher sur les failles entourant l’enseignement de l’anglais dans le réseau scolaire.

De son côté, le chercheur indépendant Frédéric Lacroix affirme que cet agrandissement «va venir saccager encore plus la dynamique linguistique à Montréal», tout en soulignant que le français comme langue d’enseignement au postsecondaire est en perte de vitesse dans la région montréalaise.

Pour faire face à l’augmentation de cégépiens anticipée au cours des prochaines années, Québec a aussi mis à l’étude deux autres projets d’ajout d’espace dans les cégeps Ahuntsic et Édouard-Montpetit, aussi situés à Montréal.

Nouvelle école secondaire à Charlesbourg

Par ailleurs, la construction de la nouvelle école secondaire dans le secteur Charlesbourg, à Québec, fait aussi partie des projets priorisés par le gouvernement Legault dans le cadre du projet de loi 61.

À la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, on se réjouit de la situation, sans pouvoir fournir davantage de détails pour l’instant. Le terrain de l’ancien jardin zoologique est toujours dans la mire de la commission scolaire, mais aucune entente n’a encore été conclue à ce sujet.