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Periode des questions
Photo Simon Clark

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De toutes les provinces canadiennes, c’est au Québec que la pandémie de la COVID-19 a fait le plus de dommages économiques.

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Heureusement, après 10 semaines de quasi-paralysie économique, voilà qu’un retour « vers » la normale s’amorce au Québec. Et c’est tant mieux !

Il était grandement temps d’ailleurs car, économiquement parlant, ces 10 semaines de confinement ont engendré des pertes astronomiques.

Chute dramatique du PIB, du revenu personnel disponible, des profits des entreprises, des exportations, des importations, des dépenses de consommation des ménages.

Le chômage a littéralement explosé. Nombre d’entreprises sont au bord de la faillite.

Pour leur part, les gouvernements se retrouvent aux prises avec de lourds déficits.

Le gouvernement Trudeau se ramassera avec un déficit de 260 milliards en raison des mesures financières d’urgence mises en place pour soutenir les travailleurs et les entreprises durant la paralysie des activités économiques au pays.

Les mesures de survie financière que François Legault a annoncées vont le contraindre à déclarer un déficit de 15 milliards, et ce, après six années de surplus budgétaire. 

RETOUR LABORIEUX

Mais ce « retour » tant attendu et souhaité par le milieu des affaires québécois s’annonce laborieux en raison de la panoplie de mesures sanitaires à respecter en cette période de grand déconfinement.

De plus, le « retour » s’annonce également très coûteux pour toutes les entreprises, notamment à cause du temps additionnel qu’il faut consacrer aux diverses tâches à accomplir.

Chose certaine, cela va prendre beaucoup de temps avant que les entreprises retrouvent leur rentabilité d’avant la pandémie du coronavirus.

QU’À CELA NE TIENNE

Bien que 40 % de l’économie québécoise ait été littéralement « fermée », le ministre et argentier du gouvernement Legault, Eric Girard, se veut rassurant sur l’économie du Québec post-crise de la COVID-19.

Mais ne nous leurrons pas. Le ministre admet qu’il faudra attendre au moins de 3 à 5 ans avant que l’économie du Québec retrouve sa vigueur des dernières années.

Plusieurs pans de l’économie ont été happés de plein fouet par la COVID-19.

Des exemples ? La restauration, l’hôtellerie, les arts et spectacles, les événements sportifs, les tournages de fictions télévisuelles et de films, les commerces de détail, les services et soins personnels, la vente de propriétés, les centres commerciaux, les activités sportives, les services de santé, l’éducation, etc.

SE RETROUSSEER LES MANCHES

Cela dit, l’heure est à la réouverture des commerces et à la reprise des activités.

Tout le monde est appelé à se retrousser les manches.

Les commerçants ont nettement pris conscience de l’importance cruciale du commerce en ligne.

Le « Maîtres chez nous » dans la fabrication et l’achat des produits québécois gagne en popularité auprès des Québécois.

Le gouvernement accélère la réalisation du programme des infrastructures.

Et autre bonne nouvelle : le ministre Girard s’est « engagé » à n’augmenter ni les impôts ni les taxes !

Souhaitons que son homologue fédéral, Bill Morneau, opte lui aussi pour le gel des impôts et des taxes en dépit de son énorme déficit budgétaire.

Au travail maintenant !