/news/currentevents
Navigation

Des T4 à la vue de tous dans une ruelle

Coup d'oeil sur cet article

À l’heure où les vols de données font la une, un citoyen a trouvé un sac rempli de T4 dans une ruelle de Montréal.  

• À lire aussi: Fraudés à l’aide de faux chalets

• À lire aussi: PCU: un bar ouvert pour les fraudeurs

La manne contenait des feuillets T4, utilisés pour les rapports d’impôt de l’année d’imposition 2010, mais aussi des relevés de paie contenant des informations confidentielles, comme des numéros d’assurance sociale. 

Patricio Rosalez n’en croyait pas ses yeux quand il a découvert les documents. 

«Ça m’a choqué. En voyant tout ce qui se passe avec les vols d’identité. Ça a pas d’allure de trouver des T4 à la vue de tout le monde, au centre-ville à Montréal», dit celui qui travaille dans un commerce à proximité. 

M. Rosalez a fait la découverte des documents lundi dernier, dans une ruelle de la rue Stanley, près de la rue Sainte-Catherine. L’homme a signalé rapidement le problème au 311, comme il le fait souvent pour des déchets de construction qui sont abandonnés dans la ruelle. 

«En regardant tout ce qui se passe dans les nouvelles, avec les vols d’identité, ça n’a pas d’allure de trouver ça au centre-ville», ajoute le citoyen.

Documents remis aux policiers 

Plusieurs documents semblent dater de 2010, avec des informations comme des numéros d'assurance sociale, des dates de naissance et des adresses. Une situation inquiétante alors que les vols d'identité se multiplient.

«L'information qui traîne comme ça, ça commence de même les fuites d'information. Quelqu'un qui a un numéro d'assurance sociale est en mesure de se présenter dans des institutions financières, même dans des commerces avec des fausses cartes et être capable à ce moment-là de contracter des prêts, des biens et services, avec lesquels la facture va retourner encore une fois chez la personne dont la vraie adresse est avec ce numéro d'assurance sociale là», explique le spécialiste en cybercriminalité Steve Waterhouse.

M. Rosalez est allé porter, samedi avant-midi, les boîtes de document dans un poste de quartier du Service de police de la Ville de Montréal où ils seront déchiquetés. 

Il s’agit de la procédure recommandée lorsqu’on trouve des documents confidentiels. 

«Il faut le rapporter aux autorités policières qui pourront prendre les documents pour éviter qu’un crime ne soit commis avec ces informations-là», conclut Steve Waterhouse.