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Être plus heureux grâce aux chats

Dre Anne-Claire Gagnon
Photo courtoisie

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Inspirée et inspirante, la médecin vétérinaire française Anne-Claire Gagnon propose un étonnant tour d’horizon sur l’impact des chats sur la santé mentale des humains dans un ouvrage captivant, Les chats, comment ils prennent soin de notre santé !. Ces animaux de compagnie ronronnants ont l’art, par leur présence, d’apaiser et de stimuler. Ce sont des petits «professeurs de bonheur»!

Effet calmant, stimulant, apaisant : les effets positifs des chats sur les humains sont tellement importants que de nombreux scientifiques en font l’objet de leurs recherches, pour mieux comprendre la force du lien qui nous unit à eux depuis des milliers d’années.

Les bienfaits sont multiples, peut-on apprendre dans l’ouvrage de la vétérinaire : équilibrage de la pression artérielle, amélioration du fonctionnement du cœur, réduction du stress et des états anxieux, aide pour les autistes et les dépressifs, soutien contre l’isolement social. 

Se basant sur les plus récentes recherches scientifiques, sa propre expérience et plusieurs témoignages, la Dre Anne-Claire Gagnon fait découvrir tout ce que les chats ont à offrir. Et ce qu’elle partage fait du bien!

«C’est clair que les chats, et c’est démontré par des études scientifiques, ont un très bon impact sur les femmes dépressives», dit-elle, en entrevue téléphonique de son cabinet de Lille, en France. «Ils savent détecter les états et savent surtout les solliciter au bon moment, sans en faire trop, en les désarmant et en les remettant dans le bon chemin.»

«Sur les enfants autistes, une étude faite par une psychologue de l’Université Davis a démontré que les chats étaient particulièrement affectueux avec les enfants autistes moyennement atteints, et les parents trouvaient que le chat était vraiment le thérapeute de l’enfant.»

Confinement

Auprès de chacun d’entre nous, la Dre Gagnon dit que les chats ont beaucoup aidé des gens en période de confinement. «Il y a cette forme de responsabilisation mutuelle et surtout d’amour entre le chat et l’humain qui fait que ça nous fait du bien.»

Que se passe-t-il pour qu’une telle connexion s’établisse? «Du point de vue neurobiologique et hormonal, on sait des choses», dit-elle. 

Une étude réalisée au Japon, où des gens flattaient soit un chat, soit une peluche, a permis de découvrir que chez les femmes, caresser les chats activait la région du cerveau liée à l’empathie. 

«Plus une jeune femme était anxieuse, plus le fait de caresser le chat avait des effets positifs, et après quelques minutes, elle se sentait mieux et plus détendue. Il y a bien quelque chose qui se passe au niveau des neuromédiateurs.»

Bonheur et apaisement

La vétérinaire ajoute que d’autres études ont montré que les chats ont une action positive sur notre pression artérielle. 

«L’explication en est que c’est non seulement le fait de caresser le chat, mais aussi le fait d’y être attaché, et que c’est un attachement réciproque. Ça augmente la production d’ocytocine, notre niveau de bonheur et d’apaisement.»

C’est ce qu’il nous manque terriblement, en période de confinement, ajoute-t-elle. «On ne peut plus faire des câlins... mais heureusement on peut encore en faire aux chats! Quand on vit avec un chat, on n’est jamais seul, et d’avoir le chat qui dort sur le lit, ça apporte un réconfort extraordinaire. Pour les personnes âgées, c’est vrai aussi que l’isolement social est moins important quand elles ont la chance de pouvoir garder un chat.»


La Dre Anne-Claire Gagnon est médecin vétérinaire et s’est spécialisée en comportement félin.

Elle a écrit plusieurs ouvrages sur les chats : Mon chat sur le divan, Ce chat qui a changé ma vie, Soyez chat !.

EXTRAIT 

<b><i>Les chats, comment ils prennent soin de notre santé !</i></b><br>
Dre Anne-Claire Gagnon, Éd. Robert Laffont, 236 pages
Photo courtoisie, Éditions Robert-Laffont
Les chats, comment ils prennent soin de notre santé !
Dre Anne-Claire Gagnon, Éd. Robert Laffont, 236 pages

«Une chose est certaine concernant le ronronnement du chat : il berce, à la fois le chat et son entourage. Faut-il donc complètement s’interdire, faute de démonstration scientifique, tout plaisir de se mettre en résonance avec le ronronnement de son chat? Certainement pas! D’autant que les progrès en physique quantique et en médecine quantique dans la connaissance des ondes scalaires de même que l’existence de tant d’autres éléments qui nous dépassent encore fournissent des pistes de recherche intéressantes.»