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Histoire d’un 90%

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Selon le dernier sondage Léger, François Legault est en ce moment plébiscité chez les Québécois francophones, à la hauteur de 90 %.

Il ne s’agit pas d’un appui ordinaire. On y verra le signe de la connexion profonde entre le premier ministre et la population. Elle ne date pas seulement de la pandémie. François Legault a incarné dès son élection le ras-le-bol contre un régime libéral expropriant les Québécois francophones de leur propre pays.

Pandémie

Avec la loi sur la laïcité, il a donné une traduction politique concrète à leur désir de réaffirmation identitaire. Il redonnait vie à un vieux slogan encore plein de jeunesse : « Maîtres chez nous ».

Mais c’est avec la pandémie qu’il a donné sa pleine mesure. En assumant le rôle de bon père de famille, il a su rassurer la population.

Il a compris, instinctivement, qu’elle ne voulait pas avoir devant elle un technocrate, mais un homme assumant ses responsabilités et le sort du Québec.

Évidemment, la gestion de la pandémie n’a pas été sans grandes maladresses et vraies dérives.

Cette crise sanitaire a révélé des failles profondes qui existaient depuis bien avant son élection.

Je pense évidemment à la catastrophe des CHSLD. Mais le commun des mortels est plus mature qu’on ne le dit et comprend qu’on ne saurait faire du présent gouvernement le responsable exclusif de la dérive de tout un système.

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Confiance

Aujourd’hui, on constate que le déconfinement est plus difficile à mener que le confinement. Comment y parvenir sans s’empêtrer dans mille contraintes bureaucratiques contradictoires ?

Les prochains mois seront compliqués. 

Maintenant que l’actualité non covidienne reprend ses droits, François Legault doit demeurer à la hauteur de cette confiance et faire quelque chose de ce formidable appui.

Il devra pour cela résister au chantage médiatique de ceux qui veulent l’obliger à accuser le Québec des pires tares collectives.

On peut supposer qu’il le sait.