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Les manufacturiers du Québec souhaitent le prolongement de la subvention salariale d’urgence

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MONTRÉAL | Les manufacturiers québécois souhaitent que le gouvernement Trudeau prolonge le programme de Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) alors que la demande pour leurs produits pourrait être «insuffisante» au cours des trois à six prochains mois. 

Selon un sondage mené par Manufacturiers & Exportateurs du Québec (MEQ), trois entreprises sur quatre ont indiqué que les salaires constituent l’essentiel de leur fardeau fiscal depuis le début de la crise sanitaire, qui s’est transformée en importante crise économique.

C’est pourquoi la majorité des membres de MEQ souhaitent que la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC) ne prenne pas fin en août prochain, comme Ottawa l’a annoncé, et qu’elle soit mieux adaptée à leurs besoins.

Si la SSUC est une question de survie pour certaines entreprises, pour d’autres c’est un coup de pouce pour retomber plus rapidement sur ses pattes. Cinquante-cinq pour cent des manufacturiers québécois interrogés ont ainsi dit craindre la situation qui prévaudra après la fin de la mesure.

Le coup de sonde de MEQ, qui compte 1100 membres manufacturiers au Québec, indique ainsi que la SSUC est une «mesure de soutien économique de premier choix» pour les deux tiers des répondants, a-t-on précisé samedi en publiant les données.

«L'aide gouvernementale directe offerte par la subvention salariale permet aux entreprises de notre secteur de garder le cap, tout en conservant les emplois et en diminuant les principaux coûts des entreprises», a dit la PDG de MEQ, Véronique Proulx.

«Les manufacturiers vivent présentement sur du temps emprunté. Le plus grand impact de la crise, ce sera à l'automne qu'il se fera le plus sentir», a poursuivi Mme Proulx.

«Les chiffres parlent d'eux-mêmes: près de 90 % de nos membres sont satisfaits de la gestion de crise du gouvernement; sans une aide directe, nos membres ne pourraient être les leaders qu'ils sont pour l'économie. Il est maintenant temps de passer à la prochaine étape: dynamiser de façon durable le secteur manufacturier pour assurer la relance du Québec», a-t-elle ajouté.

En plus du prolongement de la SSUC, MEQ souhaite que les gouvernements offrent des aides financières directes pour stimuler l'investissement en automatisation et en robotisation; revoient à la hausse les crédits d'impôt à la recherche et développement; et stimulent la demande locale en accélérant les projets d'investissements publics, et en revoyant les politiques d'approvisionnement publiques.