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Bye Bye Facebook!

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Photo d'archives, AFP Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, lors d’une « Conversation sur la liberté d’expression » qui s’est tenue à l’université de Georgetown, Washington, en octobre 2019.

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Il y a de ces moments dans l’histoire où les masques tombent. Les faux-fuyants et les doubles discours ne tiennent plus.

La grave crise économique causée par la COVID-19 et l’affrontement politique autour de la réponse de Donald Trump aux tensions raciales aux États-Unis ont créé une tempête parfaite. 

  • Écoutez l'entrevue d'Emmanuelle Latraverse avec Jonathan Trudeau à QUB Radio:

L’hypocrisie de Facebook et le manque de courage de notre gouvernement face à la crise des médias au pays ont été révélés au grand jour.

Ressac contre l’intouchable

C’est ainsi que je dis : « Bye Bye Facebook ! »  

Facebook s’est toujours caché derrière la liberté d’expression pour justifier son rôle peu enviable de facilitateur du discours haineux.

Or, lorsque le président Trump a mis le feu aux poudres, face à des tensions raciales, en écrivant : « Quand le pillage commence, la fusillade commence », une ligne a été franchie. 

Comment ne pas y voir un appel à une riposte violente et armée contre les émeutiers ?

Twitter a masqué le tweet jugeant qu’il faisait l’apologie de la violence. Facebook l’a maintenu, prétextant qu’il ne lui revient pas de jouer « les arbitres de la vérité en ligne ».

Dans ces réponses différentes de deux géants du numérique, le rôle qu’ils jouent dans le débat politique s’est cristallisé.

La vague de contestation des employés de Facebook a consacré la duplicité de leur entreprise qui instrumentalise la liberté d’expression pour faire des profits.

Je ne vois pas pourquoi je continuerais d’y participer.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

Une spirale infernale

C’est sans compter l’impact de cette quête de profits à tout prix.

Comme simples entremetteurs, les géants comme Facebook, Google et les autres empochent des millions en revenus publicitaires via le journalisme produit et financé par autrui. 

Ils appauvrissent ainsi les médias privés des revenus essentiels pour financer le travail de leurs artisans.

La chute brutale des revenus causée par le confinement de l’économie n’a fait qu’aggraver la crise. 

La France et l’Australie ont profité de ces circonstances exceptionnelles pour finalement exiger que Google et Facebook paient des redevances aux médias dont ils profitent tant. Au Canada, on réfléchit encore.

Alors, pendant qu’Ottawa réfléchit, j’ai décidé de faire la grève.

Hier, j’ai suspendu mes comptes Facebook et Instagram.

Une goutte d’eau dans l’océan ? Certainement.  

Mais ainsi je dis non au louvoiement de Facebook sur la polarisation inutile de la politique, la propagation de discours haineux et racistes.

Non à laisser cette entreprise milliardaire s’enrichir sur le dos de mon travail et de celui de mes collègues.