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Le Québec inc. se réinvente: Un virage technologique qui va révolutionner la construction

Mechasys
Photo courtoisie Mechasys est une entreprise qui a mis au point un système de projection laser affichant les plans de construction à l’échelle réelle sur les chantiers.

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Mechasys a fait son pivot avant la crise, mais c’est aujourd’hui que ses dirigeants réalisent à quel point cette décision les met en excellente position pour donner une impulsion à leur entreprise.

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De fabricants de murs préfabriqués, Mechasys s’est transformée en entreprise technologique en mettant au point un système de projection laser qui affiche les plans de construction à l’échelle réelle sur les chantiers.

Plus besoin de sortir le ruban à mesurer et la ligne de craie pour positionner les différents éléments, tels que matériaux, cloisons, systèmes mécaniques, etc.

« À force de discuter avec les clients, on s’est rendu compte que c’était un véritable enjeu pour les entrepreneurs. Notre technologie permet de projeter les plans informatisés à partir d’une tablette. Il ne reste plus qu’à tracer de manière précise en suivant les faisceaux laser. C’est une étape cruciale du projet de construction qui s’en trouve simplifiée », explique William St-Pierre, président et cofondateur de la jeune pousse fondée en 2018. 

Charles Ha, William St-Pierre et Jonathan Lefebvre, les trois associés de Mechasys.
Photo courtoisie
Charles Ha, William St-Pierre et Jonathan Lefebvre, les trois associés de Mechasys.

L’industrie de la construction accuse un important retard sur le plan technologique, mais elle est mûre plus que jamais à prendre le virage, selon l’entrepreneur.

« Durant l’arrêt forcé des chantiers, les entrepreneurs ont utilisé les outils de travail à distance. Ils ont aussi réfléchi davantage à des solutions pour améliorer leur productivité. Les barrières sont en train de tomber », croit-il.

Capital de risque

Un autre indice que le marché est prêt : « Il y a une augmentation de l’investissement en capital de risque pour les technologies de la construction. Cela favorise l’innovation et l’utilisation de la robotique, de logiciels avancés et d’outils de gestion. D’ici 2030, l’industrie ne sera plus la même », prédit-il.

Mechasys a d’ailleurs conclu un financement de 700 000 $ US en février dernier avec des capital-risqueurs américains.

Lui et son équipe ont profité des dernières semaines pour apporter quelques améliorations à leur technologie baptisée FramR, qui est en phase de pré-commercialisation.

Les commandes affluent déjà, en augmentation depuis les dernières semaines.

« On reçoit des demandes d’entreprises d’ici, mais aussi des États-Unis, d’Europe et du Japon, précise M. St-Pierre. L’industrie de la construction à l’échelle mondiale a besoin d’améliorer sa productivité. On est bien positionné pour l’aider à accélérer le virage technologique. »