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MONSIEUR SAILLANT

Dominick Saillant et Pierre Gervais
Photo d'archives, Pierre-Paul Poulin Employé dévoué du Canadien pendant 23 ans, Dominick Saillant (à droite), photographié ici avec le gérant de l’équipement, Pierre Gervais, a été largué mardi.

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Il n’y a pas si longtemps tenait encore un principe extraordinairement beau et loyal qui faisait du Canadien une organisation unique, exemplaire et enviable.

C’était l’appartenance, la fidélité, l’indéfectibilité. Des joueurs aux placiers, de la direction, de tous les employés, le lien était très fort et empreint d’un orgueil touchant.

Mardi, en congédiant aussi soudainement et froidement Dominick Saillant, Geoff Molson a envoyé un message désolant mais très clair. L’époque de la complicité, de la solide connivence, est terminée. Le temps de la si solidaire et grande famille n’est plus. 

Dominick ne répond pas mais je l’imagine. Il doit être détruit, au plancher, lui qui a été dédié au CH pendant presque un quart de siècle avant d’être sorti comme un poltron. 

Originaire de Québec, il a commencé sa carrière avec les Sénateurs d’Ottawa et lorsqu’il est passé au Canadien, il réalisait un rêve. Mais mardi dernier, il a reçu un véritable coup de pelle dans le visage.  

Aucun montant compensatoire ne remplacera le plaisir, le loyalisme et l’honneur que Dominick Saillant ressentait dans son appartenance au Canadien.

soldat abandonné

Même après 23 ans de loyaux et précieux services, même après un dévouement à fond dans les moments les plus durs, même s’il était tatoué jusqu’à la moelle, Dominick Saillant, directeur des relations avec la presse la plus difficile de la NHL, termine dans cette organisation comme un soldat abandonné au champ de bataille.  

Au fil du temps chez le Canadien, la tradition victorieuse a pris le bord. L’option de donner une chance aux p’tits gars de chez nous a disparu. C’est maintenant au tour de la loyauté de culbuter.

Merci Monsieur Saillant. 

De l’enclave   

  • À surveiller dans l’univers des requins du golf. Mine de rien, Serge Savard a joué 87 sur son club de Hilton Head, où il est en quasi-confinement depuis février avec sa Paulette adorée et adorable. Est-il en train de préparer sa rentrée au Québec ? Je l’ai à l’œil.  
Serge Savard
Photo courtoisie
Serge Savard
  • L’arbitre de boxe Martin Forest est allé à la cueillette de l’ail des bois, la semaine dernière, et refuse de donner un seul indice de l’endroit où il opère. On l’aura à l’odeur. 
  • L’ex-journaliste et maintenant conseiller politique Mychel St-Louis a réalisé toute une pêche sur le lac Roche, de la pourvoirie du Lac Blanc, dont le proprio, Gaston Pellerin (cousin de Fred), n’en peut plus de ne pas pouvoir donner des poignées de main. C’est ce qu’il faisait de mieux dans son travail.  
  • Votre député libéral de Marquette, Enrico Ciccone, a joué pour sept équipes de la NHL, dont deux fois avec Tampa Bay et deux fois Washington. Question quiz : combien de matchs avec le Canadien ? Un grand total de trois avant d’annoncer sa retraite. 
  • Bravo à Xavier Simoneau, capitaine des Voltigeurs de Drummondville, choisi l’athlète humanitaire de l’année (KIA Canada) au pays. On salue l’implication communautaire de ce joueur rapide, spectaculaire, qui est d’ailleurs dispo pour le prochain repêchage. 
  • Dickie Moore a gagné la coupe Stanley à six reprises avec le Canadien. Sur le trophée, son nom a été écrit de cinq façons au fil des années : D. Moore, Richard Moore, R. Moore, Dickie Moore et Rich Moore. 
  • Lors d’une des conquêtes de la coupe Stanley du Canadien dans les années 70, une fois, on a écrit Bob Gainy au lieu de Gainey. 
  • Incidemment, Marc Juteau (Classic Auctions) est impressionné par la réponse des acheteurs à l’encan des objets et souvenirs de Bob Gainey. Les mises sont acceptées jusqu’au 21 juin. 
  • Selon un sondage réalisé auprès des joueurs de la NHL, la meilleure joueuse de hockey au monde est Marie-Philip Poulin.  
Marie-Philip Poulin
Photo d'archives, AFP
Marie-Philip Poulin
  • Qui fut le plus jeune capitaine de l’histoire de la LNH ? Sidney Crosby. À 19 ans, on lui a cousu le « C » après la retraite de Mario Lemieux en 2006. 
  • Je suis heureux pour Daniel Audette, qui ira jouer à Rauman, en Finlande. Il reviendra enrichi d’une expérience unique et là-bas, on l’attend avec beaucoup d’enthousiasme.  
  • Réal Massé cherche des gens pour travailler à sa pourvoirie de Saint-Zénon. Les meilleures conditions de travail dans le domaine. 450-884-5502.