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Portraits de manifestants

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En hommage à George Floyd et pour dénoncer la brutalité policière et le racisme, des manifestants se sont rassemblés dimanche à Montréal, Québec et Sherbrooke.

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Mais qui sont ces manifestants et pourquoi se battent-ils pour l'égalité?

Voici le portrait de certains d'entre eux, rencontrés à Montréal.

Ruben, 31 ans, et Shari, 31 ans

«Si on a un enfant un jour, il sera métis. Je n'ai pas envie que mes enfants soient discriminés», dit Ruben, 31 ans, tenant sa femme, Shari, 31 ans, par la main. 

«Je n'ai pas envie de dire à mes [futurs] enfants qu'ils doivent en faire plus que les autres pour réussir, qu'ils doivent avoir peur de la police», dit cette dernière. 

Photo Dominique Scali

Jhostia Francisque, 41 ans, et Jennifer Da Costa, 37 ans

«Je suis née ici et j'ai grandi ici [...]. Chaque fois qu'on me demande “d'où tu viens?”, je n'ai pas l'impression de faire partie de la communauté québécoise», témoigne Jhostia Francisque, 41 ans (à gauche). 

«Je ne peux pas croire qu'on est en 2020 [...]. Il est temps que ça change», abonde Jennifer Da Costa, 37 ans (à droite).

Photo Dominique Scali

Frédérique Joyal, 15 ans, et sa sœur Florence, 17 ans

«C'est vraiment ridicule, ce qui se passe aux États-Unis», dit Frédérique Joyal, 15 ans. «Ça ne devrait pas se passer comme ça.» 

Elle est venue manifester avec sa sœur Florence Joyal, 17 ans. «On reconnaît qu'il y a beaucoup d'injustices entre les couleurs», dit celle-ci. 

Dominique Scali / JdeM

Arianne Paredes, 25 ans, et Sherley Clermont, 21 ans

Arianne Paredes, 25 ans (à gauche), raconte avoir elle-même subi du profilage racial, alors qu'elle conduisait la Camaro de son père. Les agents l'ont interpellée pour savoir d'où venait la voiture. Elle est convaincue que cela ne serait pas arrivé si elle avait été blanche. «Je suis ici parce que Legault nie qu'il y a du racisme systémique. Cette manif sert à ouvrir les yeux [des gens].»

«Je suis là pour mes frères et sœurs aux États-Unis. Et parce que je vais probablement connaître [le racisme] dans ma vie», dit Sherley Clermont, 21 ans (à droite).

Photo Dominique Scali

Adèle Major, 24 ans, et Roxane Larouche, 23 ans

«Ce n'est pas normal qu'il y ait encore des inégalités [...]. On doit les appuyer [les victimes de racisme]», dit Roxane LaRouche, 23 ans (à droite). 

Elle est venue manifester avec ses amies, qui ont toutes grandi sur la Rive-Sud de la région de Montréal, dans une banlieue où elles ne pouvaient pas être confrontées à ce problème ou en être des témoins. «[Ce qui se passe aux États-Unis] nous fait prendre conscience de cette cause-là», abonde Adèle Major, 24 ans (à gauche).

Photo Dominique Scali

Ritchy César, 21 ans

«Chaque fois que j'entre dans un commerce, j'ai peur à cause de la couleur de ma peau. [...] Partout, j'ai toujours peur», dit Ritchy César, 21 ans.

Photo Dominique Scali

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