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Près de 3000 personnes manifestent à Sherbrooke

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SHERBROOKE | Entre 2 500 et 3 000 personnes se sont réunies à Sherbrooke dimanche pour honorer la mémoire de George Floyd et dénoncer le racisme qui existe partout dans le monde, y compris en Estrie.

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Les manifestants, qui s’étaient donné rendez-vous au Marché de la gare, puis se sont dirigés vers l’Université de Sherbrooke en faisant un arrêt devant le quartier général du Service de police de Sherbrooke (SPVS).

«Nous en avons marre du racisme. Je sens que tous ici, vous en avez marre. C’est pour ça que vous êtes là aujourd’hui», a dit l’organisatrice Ornella Yely dans son allocution.

Les manifestants ont applaudi le chef de police de la ville qui s’est adressé à la foule en dénonçant toute forme d’oppression. Les applaudissements ont cependant vite fait place aux huées quand les policiers ont refusé de s’agenouiller pour honorer la mémoire de George Floyd, cet homme noir asphyxié à mort par un policier à Minneapolis, aux États-Unis.

«Prendre la parole comme directeur de police dans une situation comme une manifestation comme ça est tout à fait exceptionnel et très rare. Alors, les gens doivent comprendre qu’on est avec eux de tout cœur», a défendu Danny McConnell, directeur du SPVS.

Malgré la colère provoquée chez les manifestants par les policiers qui ne se sont pas agenouillés, le reste de la marche s’est fait dans le calme, exactement comme le souhaitaient les organisateurs.

Pour Ornella Yely, la marche est une bonne preuve que la communauté est unie pour la cause.

«Je veux que les gens retiennent que, à Sherbrooke, on est vraiment une petite ville, mais une petite ville qui s’aime. J’ai vu l’amour. Ça, c’était de l’amour. C’était vraiment de l’union», a affirmé l’organisatrice de la marche.

Plusieurs élus ont également participé à cette marche, dont la ministre fédérale Marie-Claude Bibeau et le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, qui ont tous les deux convenu qu’il restait du travail à faire pour lutter contre le racisme en Estrie.