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Brutalité policière: la Fédération de la police nationale défend les policiers de la GRC

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La fédération qui représente l’ensemble des policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a tenu à défendre le travail de ses membres, lundi, en plein mouvement mondial contre la brutalité policière et le profilage racial.

«Lorsque des élus font publiquement des commentaires anti-police négatifs ou présupposent une opinion avant que tous les faits ne soient connus grâce à une enquête, cela est non seulement injuste, mais contribue à une couverture médiatique sensationnaliste et à une partialité qui pourrait avoir un impact négatif sur la sécurité publique et mettre en danger les membres et les résidents», a déclaré par communiqué Brian Sauvé, le président de la Fédération de la police nationale (FPN).

Il rappelle aussi que les plaintes à l’endroit d’agents de la GRC doivent faire l’objet d’une «enquête approfondie, équitable, transparente et résolue en temps opportun et de manière efficace».

M. Sauvé a fait ces commentaires alors que la GRC est critiquée pour ses interventions auprès de membres des communautés autochtones. Le premier ministre Justin Trudeau s’était d’ailleurs dit troublé par certaines histoires qui ont été relayées par les médias dans les derniers jours.

Celle de Chantal Moore, 26 ans, a entre autres fait grand bruit. La jeune femme a été abattue par des policiers de la GRC lors d’une intervention dans son appartement à Edmundston, au Nouveau-Brunswick, jeudi.

Elle avait peur et se disait harcelée. Quand le policier a ouvert la porte de son logement, elle était munie d’un couteau, et l’agent a ouvert le feu, la touchant mortellement.

Ces histoires font surface alors que le cas de George Floyd, cet Afro-Américain tué par un policier à Minneapolis, a des répercussions non seulement aux États-Unis, mais partout dans le monde.

Plusieurs manifestations ont lieu un peu partout au Canada pour dénoncer le racisme, ici aussi.

Même s’il défend le travail des policiers de la GRC, Brian Sauvé a reconnu que le racisme existait au pays et a tendu la main aux protestataires.

«La Fédération de la police nationale et ses membres reconnaissent et dénoncent le racisme, la discrimination et les préjugés au Canada et dans le monde entier. Nous pensons que les conversations, les protestations et l'éducation récentes et en cours sont une expression importante de notre désir et de notre engagement communs en faveur du changement», a-t-il évoqué.

Comme la FPN, plusieurs corps de police ont abordé l’enjeu du racisme dans les derniers jours.