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La GRC s’apprête à inclure la misogynie dans son guide de sensibilisation au terrorisme

Bloc GRC
Photo Agence QMI, Joël Lemay

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Les «incels», ces «célibataires involontaires» adeptes d’une sous-culture basée sur la misogynie et la promotion de la violence envers les femmes, pourraient bientôt faire leur entrée dans le guide de sensibilisation au terrorisme de la Gendarmerie royale du Canada (GRC). 

C’est ce qu’a rapporté le réseau Global News, lundi, citant une déclaration de la police fédérale dans laquelle elle dit considérer les attaques «incels» comme une forme d’extrémisme violent et être en train de modifier à cet effet son «Guide de sensibilisation au terrorisme et à l'extrémisme violent». 

«Le guide est en train d’être mis à jour et inclura très probablement la mention [du phénomène] «incel» en tant qu’exemple d'extrémisme violent idéologiquement motivé», a indiqué la GRC à Global News. 

Le document, qui contient de l'information sur le terrorisme et la radicalisation menant à la violence, est destiné aux premiers intervenants et aux parents, aux collègues et aux amis de personnes à risque. Il aborde notamment les questions de l'extrême droite, de l'extrême gauche, des groupes à revendications spéciales et du terrorisme religieux, et donne des exemples de groupes associés à ces idéologies. 

La page du site internet de la GRC où il est question de ce guide, lancé en 2016, n’était pas accessible lundi, a pu constater l’Agence QMI. 

Global News souligne que l’initiative de la GRC constitue le plus récent geste des autorités canadiennes pour faire face à la menace de l’idéologie «incel» qui a fait plusieurs victimes au Canada au cours des dernières années, notamment à Toronto, en avril 2018, lorsqu’un homme a foncé sur des passants avec sa fourgonnette sur un trottoir de Toronto tuant huit femmes et deux hommes en plus de faire plusieurs blessés. 

Le mois dernier, une attaque meurtrière dans un salon érotique de Toronto avait été considérée comme un acte de terrorisme par la police parce que l’accusé s’inspirait d’une idéologie s’appuyant sur la misogynie violente. Une telle accusation pour ce genre de crime constituait vraisemblablement une première au Canada. 

Aussi, dans son rapport annuel de 2019 rendu public il y a quelques semaines, le Service canadien du renseignement de sécurité avait mentionné la mouvance «incel» comme un exemple d’extrémisme violent à caractère idéologique.